Objectif
Familiariser le public luxembourgeois avec les thématiques liées au secteur de l'inclusion financière

Zone d'intervention
Luxembourg

Partenaires

Banque de Luxembourg, InFiNe.lu, BRS

Quelques chiffres depuis la création en 2006
37 Midis, 55 intervenants du monde entier,  29 partenaires et sponsors associés


 

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Midi de la microfinance et de l’inclusion financière

logo Midi

Les « Midis de la microfinance et de l'inclusion financière » sont des conférences organisées à Luxembourg et dédiées aux enjeux et aux évolutions de la finance inclusive. La microfinance, ou finance inclusive, englobe une large gamme de produits et services financiers mis en place pour lutter contre l’exclusion bancaire : le microcrédit, l'épargne, la micro-assurance, les transferts de fonds, les paiements, mais aussi des services non financiers d’éducation ou d’accompagnement des populations à faibles revenus.


Visionnez la vidéo du 37e Midi !




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37e Midi de la microfinance et de l'inclusion financière 

La microfinance islamique : Une solution pour élargir l'inclusion financière?

Lors du 37e Midi de la microfinance, organisé à la Banque de Luxembourg par ADA et le réseau InFiNe.lu, les experts de la microfinance islamique, Mohammed Kroessin, chef de l'Unité mondiale de microfinance islamique à l’ONG Islamic Relief Worldwide, et Fadoua Boudiba, chargée d'investissement senior de la région MENA et Afrique à la banque Triodos, ont expliqué les enjeux du développement de ce secteur dans le monde. La discussion a été modérée par David Demulier.
Le financement conforme à la charia est unique et diffère sensiblement de la microfinance conventionnelle. Le secteur cherche à fournir un outil d'autonomisation économique aux pauvres ou aux personnes défavorisées sur la base de méthodes de financement conforme à la charia qui évitent les intérêts en raison de la proposition de valeur éthique de l'économie islamique. L’interdiction de l’usure par la religion musulmane a permis de développer une autre forme de la finance et de la microfinance. 
De nombreuses idées ont été mises en place pour contourner ces interdits, en se basant sur un principe de partenariat entre investisseur et client. Les deux forment finalement un couple qui gagne ou qui perd ensemble. « Une sorte de mariage qui assume tous les risques, tant des profits que de pertes », explique Fadoua Boudiba. 
De différents produits sont constamment développés dans ce secteur pour répondre aux nombreux besoins, mais lors du Midi, un accent a été mis sur deux produits le plus utilisés : Salam et Murabaha : 
•    Le premier consiste en un accord entre l’institution de microfinance (IMF) et l’entrepreneur, qui vend un produit livré à une date ultérieure pour un prix spécifique payé à l'avance. En d'autres termes, il s'agit d’une vente à terme anticipée, utilisée surtout dans le secteur agricole. 
•    Le deuxième produit, utilisé 70% du temps,  fait référence à un profit fait par l’IMF, résultant d’une transaction de vente d'une marchandise pour un prix donné plus une certaine marge de profit convenue entre l’IMF et le client. La marge bénéficiaire peut être soit un pourcentage du prix d'achat soit un montant forfaitaire.
Mohammed Kroessin explique « qu’il s’agit de la mise en pratique des anciens principes de finance coopérative de la société musulmane, retransmise dans la société actuelle ».
Fadoua Boudiba, de la Banque Triodos, a également souligné que dans de nombreux pays où la finance islamique est pratiquée, on observe une demande de ces services financiers également de la part de non-musulmans, qui préfèrent ce type de partenariat avec le partage de risque qu’une simple dette avec des taux d’intérêts. Ainsi en Malaisie, la moitié de clients de banques islamiques sont non-musulmans !
Malgré le développement croissant, avec des nouveaux marchés qui s’ouvrent également à ce besoin, comme le Tadjikistan et les pays du Moyen-Orient, le secteur rencontre de nombreux défis, de par le manque de régulation. Paradoxalement les pays comme l’Arabie Saoudite ne reconnaissent pas encore les produits de la finance islamique.
Mais tout comme la microfinance classique a connu des débuts difficiles en termes d’attractivité envers les investisseurs, le secteur de la finance conforme à la charia devra également être patiente avant de se développer grâce aux investisseurs internationaux.   
En conclusion, Gilles Franck, membre du conseil d’administration de ADA, a insisté sur les objectifs communs de ces deux types de microfinance : créer un bénéfice social et réduire de la pauvreté. Par ailleurs, ils peuvent parfaitement cohabiter afin de laisser le choix aux clients du monde entier entre ces différentes pratiques et produits.

 

Cette manifestation, coorganisée avec BRS, a également eu lieu à Bruxelles le 13 décembre 2016 à l'auditorium de la KBC.


 

Les orateurs de ce Midi

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Dr. Mohammed Kroessin, Chef de l'Unité mondiale de microfinance islamique, Islamic Relief Worldwide, Royaume-Uni

Mohammed Kroessin (MA, Ph.D.) est un économiste du développement avec plus de 15 ans d'expérience de travail dans le secteur de développement et des institutions financières islamiques. Il a auparavant travaillé pour les Chambres de Commerce au Royaume-Uni, était Asst. Chef de la direction de Muslim Aid, chercheur invité à Aston Business School (Royaume-Uni), associé de recherche à l'Université de Birmingham (Royaume-Uni), où il a également terminé son doctorat sur l'économie politique de la finance islamique.

Il dirige l'Unité mondiale de microfinance islamique de Islamic Relief et dirige la transformation stratégique d'un portefeuille mondial de microfinance couvrant 12 pays vers la durabilité et la qualité de l'investissement social. Il siège actuellement au conseil d'administration de deux institutions islamiques de microfinance en Bosnie et au Kosovo et a également travaillé en recherche avec des institutions financières islamiques en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Europe.


 

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David Demulier, Chef de projet senior dans une institution financière française 

D'avril 2013 à août 2016, David a été détaché de la Caisse des Dépôts auprès de la Banque Européenne d'Investissement pour travailler comme agent de développement sur les affaires dans la région MENA. Ses principaux domaines d'expertise concernent le financement des PME, l'innovation, la microfinance et l'économie sociale (société civile).

Fortement intéressé par la culture arabe et passionné par le Moyen-Orient, il commence à apprendre l'arabe il ya trois ans. Il voyage également régulièrement dans la région où il dirige divers projets ayant un impact structurel pour en assurer non seulement le succès mais la pérennité.

Il souhaite partager des idées et des opportunités d'affaires liées au Moyen-Orient et au Maghreb qui mettent l'accent sur la participation des actions locales.

David détient des Maîtrises en droit, finance d'entreprise, gestion et finance islamique.

Avant de rejoindre la Caisse des Dépôts, il a travaillé dans le secteur privé et a occupé divers postes dans l'Est de la France dans les domaines du financement de projets, de l'immobilier et des PME. En 2006, il a travaillé comme investisseur expert en financement de projets avec la Caisse des Dépôts. En 2008, David a pris en charge la gestion des relations avec les pôles de compétitivité, les pépinières et les gestionnaires de fonds d'investissement (Administrateur pour les semences, le capital-risque et les véhicules de capital-investissement) à la Direction régionale d'Alsace de la Caisse des Dépôts.

David est également chargé de cours en Finance d'Entreprises à Sciences Po, Strasbourg.


 

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Fadoua Boudiba, Chargée d'investissement senior de la région MENA et Afrique, Triodos, Pays-Bas.

Avant de rejoindre Triodos Bank, Fadoua travaillait chez Incofin en tant que chargée d'investissement senior.
Auparavant, elle était active en tant qu'analyste opérationnelle pour la microfinance à la SFI basée en Egypte couvrant l'ensemble de la région MENA. Elle a travaillé principalement sur la gestion des risques, la microfinance de logement, le développement de produits, la recherche de la microfinance islamique.
Fadoua était également consultante en opérations pour PlaNet Finance au Maroc. À ce poste, elle a dirigé principalement des missions d'assistance technique dans les ONG de microfinance rurale, où elle a été chargée des études de marché, de la conception des politiques et des procédures, et du développement de produits.
Avant cela, elle a travaillé avec Sanabel, le réseau arabe de microfinance en Égypte où elle a écrit de nombreux articles sur la microfinance islamique. En outre, Fadoua possède 4 ans d'expérience dans le secteur bancaire en tant que gestionnaire de fonds d'investissement pour Citibank et comme analyste de fonds d'opérations chez Euroclear.

 


 

Organisés par ADA en partenariat avec la Banque de Luxembourg et BRS, avec le soutien de la Coopération luxembourgeoise et InFiNe.lu, les Midis de la microfinance et de l’inclusion financière ont lieu durant la pause-déjeuner de 12h à 14h. Au menu, la présentation d'une étude ou d'un cas pratique par un expert d’un domaine de la finance inclusive, suivie d’une séance de questions-réponses, et clôturée par un déjeuner-buffet.

 

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