ADA et la recherche

Objectif

Rassembler les personnes du milieu académique et du terrain pour discuter d'une problématique actuelle du secteur de la finance inclusive.

Zone d'intervention
Luxembourg

Partenaires

  • Faculté de Droit, d’Economie et de Finance - Université de Luxembourg
  • Institut de la Banque Européenne d'Investissement (partenaire associé)

Quelques chiffres 

  • symposiums organisés depuis 2014
  • Symposium de 2015 : 100 participants aux 4 sessions organisées avec 15 orateurs

 

Troisième édition du Symposium académique

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Symposium académique de ADA

L’inclusion financière à l’ère du digital

19 octobre 2016

BEI, Luxembourg


Contexte

Un des objectifs de ADA est de faciliter l'échange entre chercheurs et praticiens et de créer des liens entre les analyses académiques et la pratique sur le terrain, via des initiatives telles que le symposium académique.

En 2016, la troisième édition du symposium couvrira le sujet de l’innovation et de la technologie au service de l’inclusion financière, et est organisé avec le soutien de l’Institut de la Banque Européenne d’Investissement et de la Faculté de Droit, d’Economie et de Finance de l’Université du Luxembourg.

Historiquement, le coût élevé de la construction et de l'exploitation de succursales bancaires traditionnelles a été un obstacle majeur pour atteindre les clients plus pauvres. Les installer et les maintenir est coûteux pour les banques, particulièrement dans des zones isolées, tandis que de nombreux clients habitant en zone rurale ne peuvent pas supporter les coûts du voyage vers les zones urbaines.

Les personnes non bancarisées ont donc de plus en plus accès aux services financiers par le biais de canaux numériques. Les banques, institutions de microfinance, opérateurs de téléphonie mobile et autres fournisseurs utilisent des téléphones mobiles et des terminaux de point de vente, ainsi que des réseaux d'agents, pour offrir des services financiers de base de façon plus pratique et à un coût moindre que les services bancaires traditionnels ne le permettent. Egalement désignés par le terme de banque à distance, ces services numériques offrent de grandes promesses pour mieux servir les clients pauvres.

Le symposium tentera de répondre à certaines des questions que ces nouvelles technologies soulèvent, telles que les risques qu’elles impliquent aux niveaux financier, opérationnel et des clients, le rôle de la réglementation pour favoriser un écosystème favorable, l’émergence de nouveaux outils pour la professionnalisation du secteur, et les différents modèles de collaboration qui peuvent se mettre en place entre les acteurs de ce nouveau marché.

Thématiques

Le symposium sera donc composé de 4 sessions consécutives, portant sur les sujets suivants :

  1. Bien que présentant un grand nombre d’avantages pour atteindre plus d’inclusion financière, les services financiers digitaux ne sont pas dénués de risques. Qu’ils soient d’ordre financier – par exemple au niveau de la rentabilité à long terme de l’investissement dans ce type de produits –, d’ordre opérationnel – coupures de réseau, sécurité des transactions et gestion du réseau d’agents – ou de l’ordre de la protection des clients – avec le passage d’une relation de face à face à une interaction à distance ­–, cette première session donnera un aperçu des risques et défis que soulève la finance digitale.
  2. La seconde session portera sur le développement de nouveaux outils et technologies pour renforcer les capacités du secteur – des dispositifs mobiles, tels que des tablettes ou smartphones, pour permettre plus d’efficacité au niveau des agents de crédit, aux plateformes d’e-learning mises en place pour les formations diplômantes en microfinance, en passant par un outil de simulation pour apprendre les bonnes pratiques de gestion d’une IMF.
  3. La troisième session examinera le rôle de la réglementation pour la mise en place d’un écosystème favorable au développement de la finance digitale. Comment favoriser l’émergence d’un environnement tout en y mettant les limites nécessaires, favoriser la compétitivité tout en protégeant les clients ? Les panélistes de cette session discuteront de l’équilibre difficile d’une bonne réglementation, et des exemples de réglementation déjà en place dans certains pays.
  4. La quatrième session, enfin, explorera la relation entre les différents acteurs, traditionnels et émergents, qui composent le paysage de la finance digitale. Fintech, opérateurs mobiles et IMF : entre compétition et partenariat, comment ces différentes parties prenantes peuvent-elles collaborer entre elles pour plus d’efficacité ?

 


Téléchargez le programme du Symposium 2016

La réglementation de l'inclusion financière numérique

Orateurs :

  • Dr. Shariq Nisar, Rizvi Institute of Management Studies
  • Jean-Marc Goy, CSSF
  • Marc Mouton, Arendt & Medernach

Session modérée par Prof. Dirk Zetzsche, Université du Luxembourg

L'histoire du service financier est marquée par la fraude et la crainte. Parallèlement, le risque de fraude lors de l'utilisation des services internet est 400 fois plus élevé que dans la vie courante. Si l'on associe ces deux derniers éléments avec des clients qui utilisent les services financiers pour la première fois, les services de l'inclusion financière présentent un risque significatif pour les clients qui les utilisent.

Ces risques, et la façon dont les lois et la réglementation pourraient les réduire, étaient au centre du panel sur « la réglementation de l'inclusion financière numérique », comprenant le Dr Shariq Nishar, Professeur au Rizvi Institute of Management Studies & Research à Bombay (Inde), Jean-Marc Goy, Conseiller en relations internationales pour la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) au Luxembourg, Marc Mouton, Partenaire d'Arendt & Medernach au Luxembourg, ainsi que le Professeur Dr Dirk Zetzsche, Chaire ADA en droit financier/finance inclusive à l'Université du Luxembourg.

Le Dr Nishar a présenté un solide argument pour l'Inde en démontrant que l'inclusion financière numérique comporte plusieurs étapes :

  • fournir les infrastructures en ligne,
  • fournir l'identité,
  • fournir les infrastructures bancaires (comptes bancaires), 
  • garantir l'utilisation des infrastructures bancaires,
  • garantir l'utilisation correcte des infrastructures.

Alors que le gouvernement indien a relativement bien réussi les étapes 1) et 3), l'initiative indienne a eu peu d'effet sur la confiance que la population démunie accorde aux infrastructures financières ; les paiements s'effectuent principalement de manière traditionnelle. Par ailleurs, les formes qui pourraient permettre d'établir une relation de confiance avec la population démunie, comme les systèmes d'assurance mutuelle et les systèmes d'association, sont interdits par la loi indienne. L'exemple indien est donc intéressant car la réglementation peut revêtir un caractère à la fois productif et nuisible.

Le panel a attiré l'attention sur la coopération entre l'Europe/le Luxembourg et les pays bénéficiant de la finance inclusive. Alors que les modèles de réglementation et de coopération avancés, principalement européens, assurent un environnement stable pour les services financiers, certaines exigences fixées par la réglementation européenne représentent un obstacle à l'innovation. C'est pour cette raison qu'il est essentiel de se centrer sur le cœur de la réglementation financière, à savoir, la fiabilité et la solidité de l'intermédiaire financier. Plus particulièrement, au sein des coopérations transfrontalières, notamment les pays avec des institutions faibles, la retenue et la bonne organisation de l'intermédiaire offrent la meilleure protection pour les clients et les consommateurs. Une bonne coopération entre les régulateurs du Luxembourg et les régulateurs des pays bénéficiant de la finance inclusive pourrait contribuer à la protection des clients. Dans le même temps, certains instruments de la protection des clients peuvent ne pas fonctionner correctement. Par exemple, les déclarations dépendent d'investisseurs avertis qui tirent des conclusions à partir d'informations et prennent une décision éclairée. Dans un environnement où il y a peu de décisions des intermédiaires bien gouvernés, les conditions théoriques préalables à la protection par l'information ne s'appliquent pas. Par ailleurs, tous les clients ne sont pas nécessairement capables de comprendre les faits malgré la transparence des informations. En revanche, les règles obligatoires interdisant les clauses surprises et le risque unidimensionnel s’orientant vers les clients sont essentiels pour bâtir la confiance des clients. La confiance des clients-consommateurs est une perspective à long terme. La législation peut y contribuer, mais la discipline et la rigidité de l'intermédiaire pour combattre la fraude interne et externe seront déterminantes pour la réussite de l'inclusion financière numérique.


 

Les inscriptions au symposium ont été clôturées.

Le symposium s'est tenu en français et en anglais avec une traduction simultanée.


 

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