Seulement 54% des adultes des pays en développement
affirment avoir un compte en 2014.


2 milliards de personnes
ne disposent pas d'un compte dans les économies émergentes


Un compte en ligne coûte
jusqu'à 90% de moins
qu'un compte physique.


Vidéos sur la finance digitale


Objectif du projet
Faciliter et cofinancer les phases de diagnostic et d’élaboration du plan d’actions et dans une deuxième phase l’implémentation des solutions digitales par les IMF.  

Zones d'intervention
Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Madagascar, Mali, Sénégal, République Démocratique du Congo, République du Congo et Rwanda.

Responsable du projet


Galerie photos de la soirée

L'initiative finance digitale


L'initiative en finance digitale représente une véritable opportunité pour accélérer l’inclusion financière. Selon la Banque mondiale, les services d’argent mobile et les innovations technologiques ont permis à environ 700 millions d’adultes de sortir pour la première fois de l’exclusion financière entre 2011 et 2014.


Banque mobile

La finance digitale pour tous reste un défi majeur

Au cours des dernières années, le développement des technologies dédiées aux services financiers, a eu un impact considérable, non seulement sur la finance traditionnelle, mais aussi dans le monde de la microfinance. De plus en plus de personnes qui gagnent seulement quelques dollars par jour ont désormais accès à internet et aux téléphones portables. En outre, pour beaucoup d’entre eux, surtout pour ceux qui habitent dans des zones rurales, la technologie mobile est devenue la première porte d’entrée vers les services financiers, mais aussi vers l’information et l’éducation.

De nombreuses recherches sont venues confirmer que les services de finance digitale constituent le moyen le plus efficace pour offrir un accès aux services bancaires rapide, bon marché et sécurisé. En dépit de ces avancées impressionnantes, plus de deux milliards de personnes restent financièrement exclues, principalement parmi les segments les plus vulnérables de la société. Le potentiel de la finance digitale reste donc encore largement à exploiter.

Le rôle des IMF dans l'accès à la finance digitale

Les institutions de microfinance (IMF) jouent depuis longtemps un rôle crucial en matière d’inclusion financière. Et elles ont compris que l’utilisation des nouvelles technologies leur permettrait de renforcer leur capacité à atteindre des populations qu’elles ne peuvent pas servir en raison de leur éloignement géographique ou de leur situation économique.

L’adoption des outils digitaux représente donc pour les IMF une opportunité cruciale, notamment pour :

  • développer davantage leur clientèle, à travers l'élargissement géographique de leurs activités et en atteignant de nouveaux segments de clients à faible revenu en leur proposant des services plus abordables ;
  • répondre positivement à une demande croissante de leurs clients, qui pourront utiliser leurs services après les heures de travail et le week-end, ce qui permettra de réduire le temps et les coûts de voyages pour rencontrer un agent de crédit ;
  • rationaliser certains coûts et certaines procédures de l’organisation ;
  • enregistrer leurs opérations de façon plus rapide et plus sécurisée
  • étendre leur gamme de produits ;
  • diminuer le prix des services offerts ;
  • favoriser la culture digitale de leurs clients comme moyen d'accroître leur autonomie.

Néanmoins, pour beaucoup d’IMF, l’adoption des outils de finance digitale n’est pas évidente en raison de nombreuses contraintes, dont :

  • la complexité du choix parmi les technologies disponibles et leur mise en œuvre ;
  • la disponibilité économique et les compétences nécessaires pour créer et gérer un système d’argent mobile ;
  • l’échelle à atteindre pour justifier l’investissement nécessaire ;
  • la nécessité de disposer d'une infrastructure informatique bancaire de base forte;
  • l’élaboration d’une stratégie claire pour l’utilisation de services de finance digitale.

Pour cela, il leur est nécessaire de mobiliser des compétences que la plupart n’ont pas, en particulier les petites et moyennes institutions de microfinance qui disposent de moins de moyens financiers et sont moins en capacité de prendre les risques qu’entraîne un changement aussi important.

Conscientes à la fois de ces contraintes et de l’opportunité que représente l’utilisation de la finance digitale par les IMF pour renforcer l’inclusion financière, les équipes de ADA ont décidé de mettre en place un mécanisme de cofinancement destiné à faciliter davantage l’accès aux ressources financières des ménages les plus pauvres dans les Pays les Moins Avancés. 

 


La « Digital Financial Inclusion Initiative » de ADA

Grâce à cette initiative, ADA cofinancera les efforts de petites et moyennes institutions de microfinance basées dans 12 des pays africains dont la plupart sont des PMA : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d'Ivoire, Guinée, Madagascar, Mali, Sénégal, République Démocratique du Congo, République du Congo et Rwanda. Nous sommes convaincus que dans ces pays qui affichent un taux d'inclusion financière encore faible, les outils de finance digitale permettront d’ouvrir l’accès aux services financiers à un rythme sans précédent.

Mobile banking penetration Countries targeted by the Digital Financial Inclusion Initiative

La Digital Financial Inclusion Initiative couvrira une période de 5 ans, de 2017 à 2021. Lors de la première phase, ADA prévoit d’organiser une formation pour les IMF sélectionnées avec la possibilité pour elles de postuler pour effectuer un diagnostic et dresser un plan d’action pour implémenter la solution technologique identifiée. Dans la deuxième phase, à partir de 2018, l’Initiative cofinancera la mise en œuvre des plans d’action sélectionnés.


 

Actualité

Avril 2017

ADA lance son premier atelier de finance digitale

Après le lancement officiel de sa « Digital Finance Initiative » en octobre 2016, ADA a reçu de très nombreuses inscriptions et / ou manifestation d’intérêt de la part de ses partenaires du sud. Finalement ce sont les représentants de 9 IMF (Bénin, Mali, Burkina Faso et Sénégal) qui participeront du 3 au 7 avril au premier atelier Digital Finance à Cotonou au Bénin.

L’atelier a pour objectif de donner aux IMF participantes la vision la plus complète possible des enjeux, des opportunités et des contraintes que représentent les nouvelles technologies. 

Les participants seront invités à analyser les principaux scénarios possibles et pour chacun à évaluer les bénéfices attendus, ainsi que les impacts opérationnels, technologiques et règlementaires. Sur la base de cette évaluation, chaque participant aura la possibilité de fixer ses priorités et de définir son propre modèle (bénéfices attendus, prérequis de mise en œuvre, gouvernance, délais, budgets, etc.).

Cet atelier n’est que la première étape d’un projet plus vaste d’accompagnement des IMF.

Celles qui le souhaitent seront soutenues dans la finalisation d’un cahier des charges précis, dans le choix des prestataires et dans la finalisation d’une demande de co-financement auprès de ADA et éventuellement d’autres bailleurs.

Après acceptation du dossier, la phase de mise en place pourra démarrer. A ce stade, ADA proposera aux IMF sélectionnées en plus d’une aide financière, de l’assistance à maitrise d’ouvrage et un accompagnement au déploiement.

DSC05275

Photos de groupe avec les représentants des différentes IMF et Arnaud De Lavalette, responsable de l'initiative de finance digitale de ADA

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