Offre de produits financiers

Pourquoi concevoir de nouveaux produits de microfinance ?

Développer et proposer de nouveaux produits permet aux IMF de servir davantage de clients et donc, de mieux remplir leur mission sociale envers les populations exclues des services financiers classiques. Les nouveaux produits apportent d’autres sources de revenus, ce qui contribue au renforcement de la viabilité financière de l’IMF.

Le secteur de la microfinance a considérablement changé depuis l’époque où les IMF proposaient un seul produit, le microcrédit, à destination d’une seule clientèle, les micro-entrepreneurs. Aujourd’hui, les IMF sont capables de proposer des produits financiers plus élaborés qui répondent mieux aux besoins de leurs différents segments de clientèle. 


 

ADA3T Technical assistance

Notre assistance technique

ADA accompagne les IMF tout au long du  cycle de développement de produits : identification, conception, développement et commercialisation. Des projets ont été mise en place avec nos IMF partenaires, notamment sur ces thématiques :

Vous souhaitez mettre en place un nouveau produit ? et envisageons ensemble comment accompagner votre projet !


 

ADA3T Trainings

Nos formations sur l’offre de produits financiers

 

Comment diversifier l'offre de produits financiers ?

Sur base de nos projets sur le terrain, nous avons développé une formation sur l’amélioration et le développement de nouveaux produits : Innovation et diversification de produits.

Retrouvez également un cours développé par le CGAP en Afrique francophone : Développement de nouveaux produits.

 

​Formation sur le développement de produits agricoles

Une formation sur le développement de produits agricoles a été développée en collaboration avec la FAO. Elle introduit aux institutions de microfinance, les principes et les outils clés d'évaluation de marché et de conception des produits agricoles.

Mohamed Nadi, Responsable Programme Micro assurance chez AXA Assurance Maroc, a suivi cette formation en octobre 2015, lisez son témoignage !

 

Découvrez la dernière étude de cas sur le modèle du financement agricole innovant, mis en place au Maroc !

L’étude de cas, Innover pour des mécanismes inclusifs de financement agricole et d'atténuation des risques, publiée ensemble par la FAO et ADA, retrace en détail l'expérience unique de downscaling de Crédit Agricole du Maroc (CAM).  L’analyse y présentée vise à mettre en évidence des principes à appliquer par de différents acteurs pour faciliter des services financiers ruraux et agricoles dans le monde.

Pour en savoir plus sur l'étude.


 

Actualité

Mars 2017

Ateliers sur le warrantage au Burkina Faso

ADA a participé à deux ateliers d’échange d’expériences de crédit-stockage warrantage organisés du 28 novembre au 8 décembre 2016 à Ouagadougou (Burkina Faso). Le premier, organisé par l’ONG américaine Innovations for Poverty Action, s’est focalisé sur la présentation des résultats d’une étude d’impact du warrantage sur les conditions de vie des populations rurales au Burkina Faso réalisée par des chercheurs de l’IFPRI. Le deuxième atelier, organisé par Fondazioni For Africa et la Confédération Paysanne du Burkina Faso, rassemblait les principaux acteurs impliqués dans le warrantage au Burkina Faso (ONG, institutions financières, projets étatiques, etc.)

Le warrantage, comment ça fonctionne ?

Le mécanisme de warrantage permet aux producteurs agricoles de stocker une partie de leurs récoltes dans un entrepôt sécurisé, situé au village pendant une période de 6 à 8 mois. Le stock ainsi constitué devient la garantie permettant aux ménages ruraux d’obtenir un crédit auprès d’une institution financière : institution de microfinance et/ou banque commerciale. Le montant du crédit correspond, en général, à 80 % de la valeur du stock à la récolte. Afin de renforcer la sécurité de ce stock, les entrepôts sont fermés à l’aide de deux cadenas. Les clés de l’un sont détenues par le comité de gestion de l’organisation paysanne (OP) et celles de l’autre par l’institution financière. Ces deux acteurs vérifient régulièrement la qualité du stock lors de leurs visites d’inspection conjointes.

Des céréales comme garantie du crédit

Le maïs, le mil, le sorgho, le riz, l’arachide, le niébé et le sésame, sont pour le moment les principales spéculations stockées en warrantage au Burkina Faso. La garantie par le stock de spéculations agricoles présente plusieurs avantages. En effet, il est plus aisé pour les populations rurales de proposer aux institutions financières des sacs de céréales comme garantie plutôt que des titres de propriété ou des garanties financières, matérielles. Du point de vue de l’institution financière, un stock de spéculations agricoles est facilement divisible et liquidable en cas de défaut de paiement.

Ainsi, depuis une dizaine d’années de plus en plus d’organisations paysannes burkinabè, accompagnées le plus souvent par des partenaires techniques et financiers, mettent en place ce mécanisme visant à aider les ménages ruraux à mieux gérer leurs ressources et par ce fait, améliorer leurs conditions de vie.

Lors de la campagne 2015-16, plus de 300 OP ont pratiqué le warrantage au Burkina Faso, permettant à environ 7.000 producteurs agricoles d’avoir accès à un crédit. Environ 58.000 sacs stockés ont permis de garantir un encours de crédit de plus de 450 millions de FCFA octroyés par diverses institutions financières : Coris Bank, UBTEC, UMECAP et RCPB, un partenaire de ADA.

Des échanges enrichissants

Ces deux ateliers ont permis d’échanger avec les différents acteurs pratiquant ce crédit au Burkina Faso afin de capitaliser les expériences et d’identifier des solutions aux défis majeurs du warrantage tels que :

  • le manque de capacités de stockage de qualité et financièrement abordables ;
  • le manque de données statistiques permettant d’évaluer l’ampleur de l’activité warrantage au Burkina Faso ;
  • les retards dans l’octroi du crédit et la libération des stocks mis en garanties ;
  • la gestion des cas de sinistres du stock (vols, incendie, inondations) ;
  • la marginalisation des femmes dans la pratique et la gestion du warrantage.

 

photo warrantage

Gauthier Malnoury (3e de la gauche), chargé de projets chez ADA, faisait partie du panel des orateurs.

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