Adoption d’une nouvelle loi réglementant le secteur de la microfinance au Cap-Vert

Avec l’adoption d’une nouvelle loi réglementant le secteur de la microfinance au Cap-Vert, le gouvernement capverdien, soutenu par la Coopération luxembourgeoise à travers ADA, crée un nouveau cadre juridique plus favorable à la finance inclusive.

C’est un changement profond que le secteur de la microfinance au Cap-Vert a connu après l’adoption le 31 juillet 2014, d’une nouvelle loi réglementant l’activité. Pour ADA, cette loi constitue un premier aboutissement dans le soutien apporté depuis trois ans au gouvernement du Cap-Vert. En effet, suite à un appel à candidatures, ADA a pu apporter son expertise et  ses conseils tant aux législateurs qu’aux IMF nationales, notamment en insistant sur les cadres réglementaires déjà existants du Sénégal, du Mozambique ou encore de Madagascar et en facilitant des visites sur Dakar pour mieux comprendre le fonctionnement de la Direction de la Microfinance et du rôle de la BCEAO pour le secteur en Afrique de l’Ouest.

Cette loi, "crée pour le secteur de la microfinance les conditions de son intégration dans le système financier du pays" se réjouit Jacinto Santos, président de la Fédération des Associations de Microfinance sur l’archipel (la FAMF) et partenaire de ADA. Concrètement, le secteur est doté d’un cadre réglementaire adapté aux besoins, évolutions et réalités micro et socio-économiques du Cap-Vert. La répartition des rôles est devenue claire : dorénavant, la Banque centrale fera la supervision. Les IMF sont, quant à elles, réparties selon la diversité de leurs services. Aussi, la collecte d’épargne du grand public devient possible (IMF de catégorie A), ce qui va engendrer une diversification du financement du portefeuille des IMF, et ainsi baisser leur coût de financement. Un cadre réglementaire adapté devrait également permettre au secteur de se structurer, de se professionnaliser et surtout, de devenir plus transparent, et de ce fait plus intéressant pour des investisseurs étrangers.

"La vision du gouvernement sur la microfinance a évolué vers une approche plus économique, en se focalisant davantage sur l’impact économique, sur la création d'emplois et d’activités génératrices de revenus, tout en y associant la participation d’institutions professionnelles autonomes et intégrées dans le système financier" a conclut Janira Hopffer Almada, la ministre de la Jeunesse et de l’Emploi. Cette évolution constitue une première étape importante de projet bilatéral, entre les gouvernements du Luxembourg et de la République du Cap-Vert.

La Semaine Nationale de la microfinance au Cap-Vert

En 2014, a eu lieu la troisième édition de la Semaine Nationale de la microfinance au Cap-Vert.

Organisée par le gouvernement capverdien avec l’appui du gouvernement luxembourgeois et de ADA, cet événement annuel contribue à la reconnaissance du secteur de la microfinance sur l’archipel.


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