Objectifs du projet

  • Appuyer la création d’un Observatoire de l’Inclusion financière (OIF)
  • Renforcer les capacités des parties prenantes
  • Améliorer l'infrastructure de marché

Responsable du projet


Parties prenantes

Autorité de Contrôle de la Microfinance (ACM)
Ministère des Finances / DGF
Observatoire de l’Inclusion Financière / BCT
Ministère du Développement de l’Investissement et de la Coopération Internationale 

Partenaires techniques
Académie des Banques et Finances (ABF)
Institut supérieur des études technologiques (ISET)
Asso. de MicroCrédit (AMC)

Bailleurs
Banque européenne d'investissement (BEI)
MAEE

MicroMED : accélérer l’inclusion financière en Tunisie


MicroMED est un projet d’assistance technique pour le renforcement des capacités institutionnelles dans le secteur de la microfinance en Tunisie. Les trois d’activités principales étant l’appui à la création d’un Observatoire de l’Inclusion financière (OIF), le renforcement des capacités et l’amélioration de l’infrastructure de marché.


Le contexte tunisien au début du projet

En 2011 a eu lieu la Révolution du Jasmin. Cette révolution populaire dénonce notamment les inégalités sociales et régionales, ainsi que la corruption et le népotisme de l'époque. 
Le secteur de la microfinance était construit de la manière suivante : 1 ONG Enda Tamweel (un investissement privé) et 187 associations toutes financées par la Banque tunisienne de Solidarité (BTS), un investissement public.

Le programme MicroMED a été lancé en 2012 avec un budget de 4 millions d’euros, co-financé respectivement à 50 % par le Fonds fiduciaire de la FEMIP et le Ministère des Affaires étrangères et européennes luxembourgeois, et placé sous la gestion de la Banque européenne d’investissement, laquelle a délégué à ADA l’opérationnalisation sur le terrain. Il s’agit d’un projet d’assistance technique aux autorités publiques et aux acteurs de la microfinance destiné à favoriser la croissance de l’emploi et de l’inclusion financière en Tunisie grâce à l’amélioration de l’accessibilité des services financiers pour la population et de la capacité des IMF à répondre aux besoins du marché. MicroMED a été construit autour de trois objectifs.


Les réalisations majeures du projet

1. Création d’un Observatoire de l’inclusion financière

ADA a soutenu la Banque Centrale de Tunisie (BCT) dans la création d’un Observatoire de l’inclusion financière (OIF). Les collaborateurs de l’Observatoire ont été formés aux méthodes de collecte de données, aux méthodologies de sondages quantitatifs ainsi qu’aux outils de traitement et de diffusion des données.

Afin d’alimenter l’Observatoire en données sur la demande, l’OIF a reçu un appui technique pour conduire une enquête nationale sur l’état de l’inclusion financière et l’utilisation des services financiers, les résultats devant servir de recommandations aux autorités pour définir des politiques d’inclusion financière ciblées (femmes rurales, jeunes entrepreneurs…). Les résultats de l’étude ont révélé que l’inclusion financière dans le pays atteignait un taux de 61 %. De cette population, 9 % seulement utilisaient leur compte bancaire ou postal. Les résultats de l’étude ont été officiellement présentés au public en décembre 2018.
 

Benard Geroges

Bernard Georges, chef du projet MicroMED chez ADA
« Nous avons atteint notre objectif, c’est une véritable success story ! Désormais, l’infrastructure est solide, le personnel est qualifié, il est en mesure de conduire des études et faire des recommandations. L’Observatoire dispose des compétences pour lancer une prochaine enquête de manière autonome. »

 

Faker Halleb

Faker Halleb, Directeur de l’Observatoire de l’inclusion financière
« L’enquête nationale sur l’inclusion financière couplée à une étude qualitative pour la compréhension des résultats nous a permis de proposer des recommandations concrètes et chiffrées qui seront mises en place à court et moyen terme. Le suivi de ces recommandations sera effectué par l’Observatoire grâce à sa refonte organisationnelle et fonctionnelle. »

 

Dans le cadre de la poursuite de l’appui au secteur tunisien pour la période 2019-2021, ADA accompagnera l’Observatoire qui a été mandaté par le Gouvernement pour implémenter un programme national en éducation financière.

2. Réalisation d’une enquête nationale sur l’état de l’inclusion financière

Une des premières actions menée par l'Observaoire de l'inclusion financière a été de réaliser une enquête d'envergure nationale qui a permis de connaître les niveaux d’utilisation des services financiers ainsi que les attitudes et comportements des différentes catégories sociales, et qui permettra aux autorités de cibler les politiques d’inclusion financière par segment.

Cette enquête s'est déroulée de la manière suivante : [à compléter]

Un des principaux effets de cette enquête a été la maîtrise des techniques de sondage avec un personnel qualifié et pouvant fournir des rapports et recommandations en matière d’inclusion financière. 

Parmi les résultats les plus probants, nous pouvons citer :

  • la perception et la connaissance du fonctionnement du secteur de la finance par les Tunisiens est plutôt moyen, mais sans être dramatique. Il faut mettre en exergue le fait que 53% des Tunisiens ont confiance dans les institutions financières formelles.
  • l'accessibilité aux services financiers est très bonne. En effet, 86% des Tunisiens habitent ou travaillent à moins de 30 minutes d’un point d’accès d’une institution financière formelle.
  • le point critique soulevé par l'enquête est l'usage des services financiers. Il y a très peu de clients actifs et n'utilisent pas de services autres que les transactions en argent liquide (ex : seuls 3% des Tunisiens ont déjà utilisé un service financier sur téléphone mobile).

L'impact de cette étude a permis également de :

  • Mettre en place d’un dispositif de formation continue en microfinance logé au sein de l’ABF, opérationnel et autonome financièrement.
  • Créer une licence en Microfinance à l’ISET pour une formation académique.
  • Concevoir un programme national en éducation financière.
  • Rédiger une étude pour l’évaluation des besoins en refinancement des IMF et de la création d’un fonds de refinancement.
  • Rédiger un guide méthodologique pour la fusion des AMC de Bizerte et la restructuration nationales des AMC dans les autres gouvernorats.

3. Renforcement des capacités

Suite à la mise en place d’un nouveau cadre réglementaire pour la microfinance en 2011 au lendemain de la révolution, de nombreuses institutions de microfinance (IMF) se sont établies à partir de 2014. Afin de soutenir cette croissance et de professionnaliser le secteur, MicroMED a appuyé la création du premier centre de formation en microfinance au sein de l’Académie des Banques et Finances à Tunis, entité en charge de la formation bancaire classique. Un cursus de 10 modules fondamentaux sur les métiers de la microfinance a ainsi été conçu, autour de deux certifications : l’une en agent de crédit et l’autre en management pour les futurs dirigeants d’IMF, avec 25 formateurs locaux formés. Ainsi, ce sont 496 personnes issues principalement des IMF et des autorités publiques impliquées dans l’inclusion financière qui ont été formées à ce jour.


Amélioration de l’infrastructure du marché

Dans le but de répondre à la demande croissante en microcrédits et de favoriser activement l’inclusion financière, une étude a été menée pour estimer les besoins futurs en refinancement des IMF. Une étude complémentaire sur la faisabilité d’un fonds de refinancement a été menée à la demande du Ministère des Finances qui dispose aujourd’hui d’une analyse complète sur le sujet.


Les perspectives du projet d’appui au secteur de la finance inclusive en Tunisie – MicroMED ?

La bonne cohérence entre les objectifs du projet, les besoins exprimés et les priorités identifiées par la partie tunisienne grâce à la nouvelle Stratégie Nationale d’Inclusion Financière 2018-2022, permet d’envisager une 2e phase du projet.

  • l’OIF participe activement à l’IF grâce à la mise en place du programme en éducation financière.
  • les IMF vont se doter de norme en performances sociales.
  • l’ACM joue pleinement son rôle de régulateur et souhaite renforcer la maîtrise des risques liés à la digitalisation.
  • la formation continue au sein de l’ABF et est toujours appuyée pour suivre les besoins des IMF en formation.
  • la licence en microfinance avec l’ISET lancée depuis septembre 2019 verra ses premiers diplômés en juin 2020.
  • soutien du secteur de la microfinance avec la création d’un fonds de refinancement pour les IMF.
  • Système d’Irrigation et de Pompage Solaire 1

    Système de pompage solaire grâce au nouveau produit SIPS.

  • Système d’Irrigation et de Pompage Solaire 2

Appuyer une IMF tunisienne pour le développement de produis verts

ADA a mené un projet d’appui à ENDA Tamweel en Tunisie, la plus grande IMF du pays, pour le développement d’une offre de
produits financiers ouvrant l’accès à l’énergie verte. Le pilote a permis d’évaluer le potentiel du portefeuille vert de l’IMF, de renforcer les capacités en interne pour une gestion plus efficiente du portefeuille, d’améliorer un produit existant, l’Éco-prêt, et de mettre en place un nouveau produit vert, le crédit « Système d’Irrigation et de Pompage Solaire (SIPS) ». Lancé auprès des producteurs de palmiers dattiers dans l’agence de Tozeur au sud de la Tunisie, l’IMF a pour objectif d’octroyer 80 crédits en 6 mois d’un montant moyen de 6 400 €, soit la création d’un portefeuille estimé à plus de 500 000 €.

 

Vers le haut

En continuant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour mesurer l’audience de nos sites et vous proposer du contenu ciblé. OK En savoir plus