Objectif du projet
Faciliter et cofinancer les phases de diagnostic et d’élaboration du plan d’actions et dans une deuxième phase l’implémentation des solutions digitales par les IMF.  

Zones d'intervention
Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Madagascar, Mali, Sénégal, République Démocratique du Congo, République du Congo, Sierra Leone et Rwanda.

Responsables du projet



Vidéos sur la finance digitale


Seulement 54% des adultes des pays en développement
affirment avoir un compte en 2014.


2 milliards de personnes
ne disposent pas d'un compte dans les économies émergentes.


Un compte en ligne coûte
jusqu'à 90% de moins
qu'un compte physique.

La "Digital Finance Initiative"


Accélérer l’inclusion financière en aidant les IMF à ouvrir de nouveaux canaux de distribution et proposer des produits innovants : tel est le double objectif social et financier de la finance digitale. Pour beaucoup d’IMF, prendre ce tournant numérique implique de repenser leur business model. Le projet « Digital Finance Initiative » a été conçu pour les accompagner dans cette démarche.

finance-digitale

Objectifs du projet « Digital Finance Initiative »

La « Digital Finance Initiative » (DFI) a été établie sur 5 ans. Elle a débuté en 2017 et s’étendra jusqu’en 2021.

La DFI a pour objectif d’aider les institutions de microfinance (IMF) à définir et mettre en place leur stratégie digitale afin d’améliorer leurs performances financières et sociales et par conséquent favoriser l’inclusion financière dans le pays.

La Digital Finance Initiative (DFI) de ADA représente une opportunité d'accélérer le développement de l'inclusion financière en soutenant et en encourageant les IMF à ouvrir de nouveaux canaux de distribution alternatifs pour améliorer leur couverture géographique, à offrir de nouveaux produits et services innovants à leurs bénéficiaires et/ou à améliorer leur efficacité opérationnelle.
Pour ce faire, ces IMF bénéficient de l’accompagnement d’une équipe dédiée qui les aident à identifier leurs besoins, à identifier les solutions digitales et à les implémenter, moyennant une participation financière et une assistance à la maîtrise d’ouvrage.

La DFI, c’est donc un accompagnement stratégique, méthodologique et technique puis, pour ceux qui vont jusqu’à la phase de mise en place de la solution choisie, un appui financier.


Un accompagnement en 3 étapes

1ère étape : atelier initial d’identification des priorités
L’atelier DFI rassemble les cadres dirigeants des IMF pendant une semaine. Il vise à leur donner une vision complète des différents enjeux, opportunités et contraintes que représentent les nouvelles technologies. Il leur donne les clés pour analyser tous les scénarios possibles d’intégration du digital dans leur stratégie et pour évaluer les impacts attendus en termes techniques, mais aussi opérationnels, financiers et réglementaires. L’objectif est que les participants ressortent de l’atelier avec des idées claires sur la stratégie digitale qu’ils souhaitent adopter.


2ème étape : phase de pré-projet : définition d’un projet digital
Les IMF qui souhaitent poursuivre l’aventure font d’abord valider leur nouveau projet par leur gouvernance. Ensuite, soutenues par le responsable ADA en charge du projet « Digital Finance Initiative » et des consultants locaux, elles peuvent lancer leur plan d’action. Ce plan prévoit l’établissement d’un cahier des charges, la publication d’appels d’offres et la sélection des prestataires techniques, la mise en place d’un planning et enfin la rédaction d’un dossier de cofinancement qui sera soumis à un comité de sélection, composé de membres du Conseil d’administration de ADA, de Deloitte Digital, de POST Luxembourg et de LuxFLAG. Le dossier, s’il est approuvé, est cofinancé par ADA (et éventuellement d’autres bailleurs de fonds) à hauteur de 70% des frais d’investissement, dans la limite d’un plafond de 100 000€.


3ème étape : phase pilote : implémentation du projet digital
Après acceptation du dossier par le Comité, la mise en place du projet peut démarrer avec un pilote à l’échelle d’une ou deux agences. À ce stade, ADA propose à l’IMF un accompagnement financier, ainsi qu’un appui dans tous les domaines impactés par le projet : redéfinition des procédures, besoin en formation du personnel et des clients, gestion du risque. Dès que la phase de tests est terminée et s’avère concluante, l’IMF déploie le projet dans l’ensemble du réseau. C’est à ce moment que s’arrête l’accompagnement de ADA, qui considère alors l’institution comme autonome.
 


Les Pays les Moins Avancés visés par le projet 

La « Digital Finance Initiative » cible dans un premier temps les petites et moyennes IMF (Tier II et Tier III) basées en Afrique subsaharienne, dont la plupart des pays font partie des Pays les Moins Avancés (PMA) : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d'Ivoire, Guinée, Madagascar, Mali, Sénégal, République Démocratique du Congo, République du Congo, Rwanda, Sierra Leone, Togo, ….

ADA est convaincue que dans ces pays qui affichent un taux d'inclusion financière encore faible, les outils de finance digitale permettront d’ouvrir l’accès aux services financiers à un rythme sans précédent.

Countries targeted by the Digital Financial Inclusion Initiative Mobile penetration

Matthew Genazzini, Responsable d’Unité « Appui technique aux institutions de microfinance » chez ADA, parle du projet de « Digital Finance Initiative »

 

Plus de vidéos sur la finance digitale


La finance digitale pour tous reste un défi majeur

Au cours des dernières années, le développement des technologies dédiées aux services financiers, a eu un impact considérable, non seulement sur la finance traditionnelle, mais aussi dans le monde de la microfinance. De plus en plus de personnes qui gagnent seulement quelques dollars par jour ont désormais accès à internet et aux téléphones portables. En outre, pour beaucoup d’entre eux, surtout pour ceux qui habitent dans des zones rurales, la technologie mobile est devenue la première porte d’entrée vers les services financiers, mais aussi vers l’information et l’éducation.

De nombreuses recherches sont venues confirmer que les services de finance digitale constituent le moyen le plus efficace pour offrir un accès aux services bancaires rapide, bon marché et sécurisé. En dépit de ces avancées impressionnantes, plus de deux milliards de personnes restent financièrement exclues, principalement parmi les segments les plus vulnérables de la société. Le potentiel de la finance digitale reste donc encore largement à exploiter.

Selon la Banque mondiale, les services d’argent mobile et les innovations technologiques ont permis à environ 700 millions d’adultes de sortir pour la première fois de l’exclusion financière entre 2011 et 2014.
 


Le rôle des IMF dans l'accès à la finance digitale

Les institutions de microfinance (IMF) jouent depuis longtemps un rôle crucial en matière d’inclusion financière. Et elles ont compris que l’utilisation des nouvelles technologies leur permettrait de renforcer leur capacité à atteindre des populations qu’elles ne peuvent pas servir en raison de leur éloignement géographique ou de leur situation économique.

L’adoption des outils digitaux représente donc pour les IMF une opportunité cruciale, notamment pour :
- développer davantage leur clientèle, à travers l'élargissement géographique de leurs activités et en atteignant de nouveaux segments de clients à faible revenu en leur proposant des services plus abordables ;
- répondre positivement à une demande croissante de leurs clients, qui pourront utiliser leurs services après les heures de travail et le week-end, ce qui permettra de réduire le temps et les coûts de voyages pour rencontrer un agent de crédit ;
- rationaliser certains coûts et certaines procédures de l’organisation ;
- enregistrer leurs opérations de façon plus rapide et plus sécurisée
- étendre leur gamme de produits ;
- diminuer le prix des services offerts ;
- favoriser la culture digitale de leurs clients comme moyen d'accroître leur autonomie.

Néanmoins, pour beaucoup d’IMF, l’adoption des outils de finance digitale n’est pas évidente en raison de nombreuses contraintes, dont :
- la complexité du choix parmi les technologies disponibles et leur mise en œuvre ;
- la disponibilité économique et les compétences nécessaires pour créer et gérer un système d’argent mobile ;
- l’échelle à atteindre pour justifier l’investissement nécessaire ;
- la nécessité de disposer d'une infrastructure informatique bancaire de base forte;
- l’élaboration d’une stratégie claire pour l’utilisation de services de finance digitale.

Pour cela, il leur est nécessaire de mobiliser des compétences que la plupart n’ont pas, en particulier les petites et moyennes institutions de microfinance qui disposent de moins de moyens financiers et sont moins en capacité de prendre les risques qu’entraîne un changement aussi important.


Bilan 2017 – 2018 : les priorités digitales sont identifiées et les premiers projets sont lancés

Fin 2018, la DFI a formé 28 IMF à la finance digitale, organisé 6 ateliers (Cotonou, Dakar, Dapaong, Luxembourg (2), Paris) avec 18 IMF, validé 8 projets et accompagné 4 IMF dans la mise en place de leur projet.

Les premiers ateliers ont permis à ADA d’affiner son accompagnement aux IMF et de se concentrer sur 3 options stratégiques :

  • Interfacer le système de gestion de l’IMF avec un opérateur télécom afin de permettre aux clients de faire leurs opérations financières à partir de leur téléphone portable, en utilisant le porte-monnaie électronique de l’opérateur ;
  • Mettre en place un réseau d’agents mobiles, équipés d’appareils mobiles, pour permettre aux clients de faire leurs opérations financières directement auprès de ces agents ;
  • Améliorer le système d’information et de gestion de l’IMF (migration vers un SIG cloud, interconnexion) : ces options permettent aux IMF de bénéficier d’un système de gestion centralisé et à terme de pouvoir proposer plus facilement de nouveaux canaux de distribution alternatifs et de nouveaux produits et services.

En digitalisant leurs processus (authentification des clients, évaluation du crédit, recrutement et approbation du crédit à distance, opérations hors agence, etc) et les interactions avec les clients (partenariat avec des opérateurs télécom, réseau d'agents, SMS Banking, Mobile Banking, nouveaux produits digitaux, etc.), les IMF peuvent accroitre leur portée, leur impact et améliorer leurs performances sociales et financières.
La DFI accompagne les IMF à la mise en place de ces solutions.
Actuellement la DFI travaille avec 9 IMF pour réaliser leur stratégie digitale en 2019. D'autres IMF sont déjà identifiées pour bénéficier du soutien de la DFI en 2019.

Au terme du projet en 2021, ADA projette d’appuyer 20 IMF dans le développement de solutions digitales pour leur permettre de gagner en performance.


Les facteurs de réussite du projet "Digital Finance Initiative"

Arnaud de Lavalette

« Ces quelques mois d’expérience ont démontré que les facteurs de réussite d’un projet reposent sur l’appui total de la gouvernance, la disponibilité du chef de projet en termes de temps, d’esprit et de moyens et l’implication de l’ensemble des départements. »
Arnaud de Lavalette, Responsable du projet « Digital Finance Initiative » chez ADA

 

En effet, la motivation réelle de l’IMF et de sa direction sont des conditions primordiales pour la réussite du projet. À cet égard, il est important qu’en interne la stratégie digitale soit clairement établie, les bénéfices attendus objectivement évalués et les difficultés, coûts et contraintes bien pesés.

La disponibilité du chef de projet : à supposer que les conditions préalables soient réunies, le chef de projet devra impérativement être (partiellement ou totalement) dégagé de ses obligations habituelles pour pouvoir se consacrer au projet digital, sous réserve de quoi le projet risque de prendre du retard, puis d’être abandonné.


Actualité

Mars 2019

LAPO Sierra Leone chez ADA pour la Digital Finance Initiative

L’institution de microfinance LAPO à Freewtown au Sierra Leone était en déplacement chez ADA pour travailler avec Arnaud de Lavalette, chargé de projet digital senior, sur un projet de finance digitale visant à améliorer leur système d’information et de gestion. LAPO a également bénéficié de financement de 360K USD cette année de la part d’ADA, à travers le fonds d’investissement LMDF.
Retrouvez les témoignages en vidéo de Gabriel ESHIAGUE, le PDG, et Emmanuel ROBINSON, Responsable informatique.

Voir les vidéos

Digital Finance Initiative LAPO

Février 2019

Atelier en Finance Digitale pour deux IMF à Kigali

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Deux institution de microfinance, COOPEC CAHI de RDC et Umutanguha Finance Company (UFC) du Rwanda, ont participé à un atelier « Finance Digitale » animé par ADA à Kigali (Rwanda) du 11 au 15 février 2019. Les participants ont pu définir la stratégie digitale de leur institution et établir un plan d’actions pour la réaliser.


Novembre 2018

Digital Finance Initiative et accompagnement de la COOPEC-SIFA

ADA / COOPEC-SIFA

Philippe FORI, directeur de la COOPEC-SIFA, et le comité de direction ont participé à un atelier « Finance Digitale » animé par ADA à Dapaong (Togo), ville où est situé le siège social de cette institution de microfinance. Les objectifs de cet atelier étaient de définir la stratégie digitale que la COOPEC-SIFA souhaite initiée dès 2019 et de se familiariser avec les outils de gestion de ce type de projet développés par ADA. 


Juillet 2018

ADA et la Fondation Grameen Crédit Agricole ensemble pour une formation dans le digital

Du 10 au 12 juillet 2018, suite à l'invitation de la Fondation Grameen Crédit Agricole (FGCA), l'équipe DFI (Digital Finance Initiative) de ADA a organisé une formation en finance digitale en Côte d'Ivoire.
Digital training

La formation a été dispensée aux 19 IMF invitées lors de la quatrième édition de la « Facilité Africaine. » Les thématiques de cette édition concernaient la chaîne de valeur agricole et la finance digitale. A travers ces thèmes, la formation avait pour but de:

  • Présenter les opportunités de la finance digitale aux IMF 
  • ​Inciter les IMF à initier leur stratégie de finance digitale

Deux chargés de projet de ADA ont ainsi supervisé la formation, une pour les IMF francophones (Catherine Liziard) et l’autre pour les IMF anglophones (Arnaud de Lavalette). Tous les supports de la formation étaient disponibles dans les deux langues pour répondre aux besoins des IMF. Ces rencontres constituèrent aussi l’opportunité de partager leurs idées et leurs expériences les uns avec les autres. Ces échanges furent très utiles car toutes les IMF n’étaient pas au même niveau de connaissance sur le sujet de la finance digitale. Ils ont ainsi permis aux participants d’avoir un rôle plus actif pendant la formation.

Avant la formation, les IMF francophones ont participé à un état de lieux. Cette démarche a permis de mieux comprendre le contexte dans lequel travaille l’IMF. A la fin de l’atelier, elles ont aussi transmis à leur formateur leur stratégie digitale.

Cet exercice a permis d’identifier les IMF prêtes à mener un projet en finance digitale.  Les IMF anglophones, quant à elles, ont présenté leur stratégie digitale dès le début de la formation pour éventuellement la reformuler à la fin de la formation.

A la fin de l’atelier, les IMF ont rempli un questionnaire évaluatif sur la formation, dont les résultats sont particulièrement positifs. L’aspect le plus satisfaisant de l’atelier était l’animation, c’est-à-dire la relation entre les participants des IMF et les animateurs des séances.

Voici les résultats :

DFI
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