Amérique Centrale


SERINSA (Servicios Inclusivos, S.A) fournit un soutien technique pour la promotion de la micro-assurance en Amérique latine

SerinsaServicios Inclusivos, S.A (SERINSA) est une entreprise sociale créée par REDCAMIF pour fournir un soutien technique à la promotion de la micro-assurance. Elle assure la promotion d'un produit financier utilisé par le secteur comme outil d'inclusion financière, en partenariat avec le groupe panaméricain d'assurance-vie (PALIG) et Seguros América SA, avec le soutien d'ADA Luxembourg, de la Fondation José Maria Covelo et des réseaux nationaux de microfinance.

Pour aider à réduire l'impact économique négatif causé par les risques futurs et incertains des personnes à faible revenu, le Réseau de Microfinance d'Amérique Centrale et des Caraïbes (REDCAMIF) a conçu et mis en place un projet qui donne l'opportunité à ses clients de se protéger au moyen de la micro-assurance qui, outre la réduction des risques, s'adressent à un segment de la population traditionnellement exclu.

Le projet, intitulé « mise en œuvre d'un modèle d'entreprise durable pour le développement de la micro-assurance en Amérique centrale et au Panama », a été mis en place entre 2011 et 2015, avec le soutien du Grand-Duché de Luxembourg et de la Banque interaméricaine de développement (BID), à traverfs le Fonds multilatéral d'investissement (FOMIN - Fondo Multilateral de Inversiones).

"Au cours de l'implémentation du projet, nous avons observé que les personnes aux faibles revenus souhaitaient être davantage protégées et précautionneuses face aux risques", raconte Mr. Fernando Guzmán, le Président de Servicio Inclusivos S.A (SERINSA), une entreprise à vocation sociale créée par REDCAMIF pour donner une continuité au projet, apporter une assistance technique et de la formation en vue d'assurer la promotion de la micro-assurance, qui a entre autres réalisé une étude de marché pour identifier les besoins du public cible. Les résultats de l'étude ont montré que les domaines qui étaient le plus sujets à risques étaient la vie, l'accident et la santé. Suite à ce constat, 7 produits ont été conçus, mais à ce jour les organismes de réglementation n'ont autorisé la commercialisation que de 3 d'entre-eux : assurance-vie, assurance de revenus en cas d'accident et assurance-santé en cas de cancer.

Tous les trois ont des couvertures de base, des coûts abordables et un processus d'achat et de réclamation simple. Ils ont été testés au Nicaragua, au Honduras et au Salvador, où ils sont désormais vendus par des assureurs agréés, grâce à une alliance stratégique avec le groupe panaméricain d'assurance-vie PALIG, présent dans 22 pays, et Seguros América S.A.


Plus de 76 000 polices ont été vendues en 2017
Jusqu'à présent, les principaux utilisateurs de la micro-assurance sont les clients des institutions de microfinance (IMF), des institutions financières et des coopératives. Cependant, au fur et à mesure que se font les formations sur le sujet et que les demandes sont payées, de plus en plus de gens leur font confiance et les souscrivent.

"40 170 personnes ont souscrit des polices de micro-assurance en 2016 ; comparé à l'année précédente, le chiffre a augmenté au cours de la même période, passant à 76 032 polices vendues. A long terme, il devrait couvrir au moins 50% du marché cible", explique Mr. Guzmán.


Répartition des ventes de micro-assurances par pays en 2017 (en %)
- El Salvador: 14%
- Nicaragua: 60%
- Honduras: 26%

En plus de cela, ​Fernando Guzmán explique que la hausse enregistrée cette année dans le placement des politiques par rapport à celles vendues en 2016 est de 190% au Nicaragua, de 152% au Salvador et de 31% au Honduras. Malgré ce succès, le secteur admet qu'il n'a pas été facile d'ouvrir la voie à la micro-assurance parmi ses clients potentiels. L'un des principaux obstacles auxquels ils ont été confrontés étant la pénurie d'éducation financière et l'absence d'expérience en matière d'assurance qui caractérise ce segment de la population.

"Beaucoup considèrent que l'assurance est chère et que c'est une dépense. De plus, ils ont une perception négative des assureurs et ne savent pas que l'une des principales alternatives pour atténuer les risques aux différentes étapes de la vie de la personne est l'acquisition d'une assurance adaptée à leurs besoins, leur capacité économique et leurs risques", conclue Mr. Guzmán.

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