Objectifs du programme
Développer les produits et services pour financer l'agriculture durablement 

Zones d'intervention
Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Togo et Pérou

Contact du projet
Pour l’Afrique

Soulemane Djobo

Nadia Ouriemchi

Pour le Pérou

Marina Abboud  

Partenaires
- Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
- RENACA (Bénin)
- UNACREP (Bénin)
- YIKRI (Burkina Faso)
- UNACOOPEC-CI (Côte d’Ivoire)
- FUCEC (Togo)
- ASSILASSIMÉ (Togo)
- PRISMA (Pérou)

Finance agricole

Finance-agricole

Le projet microfinance agricole a été lancé en 2017, afin de pallier au manque de produits financiers conçus spécifiquement pour les activités agricoles. En 2 années ADA et ses partenaires ont pu élaborer et tester différents produits financiers qui, après la phase pilote, pourraient servir 2 millions de clients dans 4 pays (Togo, Benin, Burkina Faso et Cote d’Ivoire).


La particularité de l'approche de ADA en Afrique est de mettre le coaching au centre de sa méthodologie. Les directeurs d’IMF qui adhèrent au projet bénéficient ainsi d’un soutien d'un coach sur près de 50 jours, un  temps suffisant pour  identifier les besoins, élaborer un plan d'action et le mettre en œuvre.


L’expérience ADA en Afrique de l’ouest et Afrique centrale

Cotonou

Tout a commencé en 2017 avec un appel à intérêt lancé aux IMF l'Afrique de l'Ouest et centrale. Une vingtaine d’institutions ont répondu positivement à cet appel et ont demandé à participer à un atelier de formation sur la finance agricole. À la fin de cet atelier, 5 ont souhaitée joindre au programme de coaching pour développer un plan d'action et créer un projet pilote pour l'expérimentation d'au moins un produit financier spécifique au secteur agricole. Sur les 5 IMF participant à cette phase – ACFB au Bénin, ACFIME et GRAINE au Burkina Faso, PAIDEK en République Démocratique du Congo et FUCEC au Togo, seulement la FUCEC a finalisé un plan d'action et a donc pu continuer la phase de recherche, de conception et de test d’un nouveau produit financier.

Par la suite,  ADA a amélioré le processus de sélection en ajoutant une phase de due diligence, afin de permettre d'avoir une image plus complète de l'institution et de la situation en termes de performance financière et sociale. Cette connaissance approfondie des institutions a permis ainsi à ADA d'apporter son soutien sur d'autres points qui semblaient plus urgents. Par exemple, GRAINE au Burkina Faso, a préféré se concentrer sur sa transition numérique en rejoignant la Digital Finance Initiative (DFI).

Plus d'infos sur la Digital Finance Initiative

 


Au Togo avec la FUCEC

La FUCEC est la plus grande organisation de microfinance au Togo. Elle regroupe 37 coopératives et dessert 1 100 000 clients à travers le pays. Travailler avec une institution d'une telle envergure permet de soutenir la conception de produits financiers à fort potentiel de clients et d'opérer dans les différentes régions du pays. En  même temps, une fédération comme la FUCEC comporte forcément une certaine complexité. Pour cette raison, l'institution et ADA ont convenu sur la nécessité de se concentrer sur 3 COOPEC (coopératives membres de la fédération) pour le développement et le test de ces nouveaux produits financiers.

NOVISSI dans la région des Plateaux, pas loin de la capitale Lomé. Cette COOPEC s’est principalement focalisée sur les crédits à la production pour le cacao, le manioc et le soja, ainsi que le crédit stockage.

GAIÉTÉ SOKODÉ opère dans la région centrale à 350 km au nord de Lomé. Elle a décidé de se concentrer sur le financement de la production et de la commercialisation du soja et du maïs.

Afin de développer un produit financier qui puisse réellement servir les différentes filières, il est nécessaire d'avoir une connaissance du calendrier des semis et des périodes de récolte des différentes cultures. Par exemple, dans le cas du maïs, il faut compter environ 70 jours entre le semis et la récolte, ce qui signifie qu'après le déboursement du crédit, l’IMF doit attendre environ 3 mois avant de recevoir la première tranche de remboursement. Le business plan est donc adapté aux spécificités des produits. .

KATCHERE DE MORETAN est située à environ 400 km au nord de Lomé, dans la région des Plateaux. Dans un premier temps, l’IMF prévoyait de créer un produit financier qui permettait aux producteurs de construire ou de restructurer des entrepôts pour le stockage du soja. Le processus de coaching a vite montré que ce choix n’était pas viable. KATCHERE a donc décidé de rejeter cette hypothèse et de travailler au développement d'un produit plus traditionnel, c'est-à-dire un crédit lié à la production de soja et du maïs, et donc à l'achat de semences et d'engrais mais également à l’octroi de crédits stockage pour les commerçantes/et ou les organisations de Producteurs.

Ainsi, avec ce modèle 443 crédits ont été octroyés toutes catégories confondues, pour un encours de 1 028 000 €.  


En 2018, le projet se poursuit au Togo et s’étend au Burkina Faso et au Bénin

Les projets pilotes décrits sont toujours en cours.  La FUCEC prévoit d'utiliser 2020 pour les derniers tests et ajustements sur un échantillon relativement restreint de clients, avant de les adopter à grande échelle à partir de 2021.

Le projet avec la FUCEC a permis de capitaliser de nombreuses expériences qui ont servi de base à la poursuite du projet finance agricole en 2018. Un atelier de formation s'est ainsi tenu à Cotonou début 2018 pour sélectionner de nouvelles IMF. Les représentants de la FUCEC ont pu partager leur expérience, y compris les erreurs commises et surtout les leçons apprises, comme les avantages de la méthode coaching. A partir de 2018, une due diligence approfondie a été demandée à toutes les IMF qui se sont montrées intéressées. A la suite à cette due diligence, 3 institutions ont été sélectionnées.

Assilassime

ASSILASSIMÉ est une organisation créée au Togo grâce à un projet d'Entrepreneurs du Monde. Elle est située à environ 150 km au nord de Lomé et dessert 35 000 clients. Sa principale cible est la partie la plus démunie de la population. Avec l'accompagnement de ADA et d’un coach, Assilassimé s'était fixé l'objectif de créer un produit lié à la commercialisation du maïs et du haricot. L'idée était de financer les commerçantes opérant sur le marché de gros financées par Assilassimé et de les mettre en relation avec les producteurs de la ville d’Amlamé également clients d’Assilassimé, pour assurer leur approvisionnement.

Des formations sur les techniques de stockage ont été délivrées à plus de 243 clientes potentielles. Le crédit stockage a été lancé en novembre 2019. A ce jour, 141 crédits ont été octroyés par les 4 agences du pilote. Les décaissements du crédit stockage se sont clôturés fin janvier 2020 pour cette phase pilote, qu’il faudra adapter.

YIKRI est une IMF du Burkina Faso lancée également par Entrepreneurs du Monde. Elle compte 45.000 membres et 8 agences dans le pays.  Le rôle joué par le coach a ainsi été crucial pour repenser l'idée de produit qui devait être développé, un crédit destiné à la production de l'une des filières les plus courantes dans le pays : maraichage, sésame, élevage de porcs et des poulets. Suite au travail de coaching, Yikri a décidé de changer d'approche et de ne pas attribuer de crédit à une activité spécifique mais à un projet large car souvent les revenus de ces cultures sont complétés par des activités annexes (petit commerce par exemple). L'objectif de 2000 clients  a été dépassé en quelques mois  (2311 clients dont 59% de femmes) avec des prêts moyens à 320 euros.

RENACA est un réseau d'institutions de microfinance du Bénin. Elle compte un total de 130 000 membres. Grâce à l'accompagnement d'un coach, Renaca a renforcé ses prêts agricoles avec 3 agronomes qui, avant le déboursement du crédit, visitent les clients potentiels sur le terrain, évaluent le risque de l'activité sur des paramètres strictement techniques, conseillent l'agriculteur sur les mesures à prendre pour améliorer et augmenter sa production, limitant ainsi les risques pour l'IMF. Le projet, cofinancé par ADA, a également permis à RENACA d'équiper les 3 agronomes d'ordinateurs et de motos pour accélérer les déplacements sur le terrain. Dans la phase pilote de ce nouveau produit financier, Renaca prévoit d’atteindre 100 clients (70 clients existants et 35 nouveaux clients).


Le projet de financement agricole en 2020 s’élargit à la Côte d'Ivoire

2019 s'est clôturée par un nouvel atelier organisé en novembre à Cotonou pour de nouvelles institutions. Cette fois encore, ADA a décidé de sélectionner,  les institutions intéressées par le projet à travers une due diligence approfondie. Elles ont eu l'occasion d'écouter l'expérience de RENACA avant de se lancer dans la finalisation de leur plan d'action pour 2020-2021.

Les institutions qui actuellement travaillent sur le projet de financement agricole sont :

  • UNACREP du Bénin, dans ce cas également un réseau de 13 CREP (Caisses rurales d'épargne et de prêt) qui comptent 800 000 clients ;
  • UNACOOPEC-CI de la Côte d'Ivoire, un réseau de 24 IMF au service de 600 000 membres.

ADA au Cameroun pour soutenir le projet PADMIR

Le projet PADMIR (Programme d'appui au développement de la microfinance rurale) a été lancé par le FIDA en 2009 et a vu la participation active de 22 IMF provenant de différentes régions et représentant la grand diversité du pays. Repris depuis par le gouvernement camerounais, ADA forme désormais  les fonctionnaires à l'approche coaching en finance rurale.

Il est vite apparu plus efficace de travailler avec un échantillon limité d'IMF qui pouvait représenter la complexité du pays regard des langues (français et anglais) et typologie de structures (ONG, associations, coopératives, structures étatiques, etc.).

Après la première formation, la CEMAC, zone économique à laquelle appartient le Cameroun, a adopté une nouvelle réglementation. Seuls 3 des 6 IMF avaient encore des structures reconnues par l'Etat, tandis que les 3 autres ne pouvaient plus offrir de services financiers.


Premier programme de formation francophone en finance rurale et agricole

Après une première édition du programme francophone de formation en financement rural et agricole, organisée en amont de la SAM 2019 à Ouagadougou,  ADA et la FAO lancent la deuxième édition que se déroulera au Luxembourg en novembre 2020.

Premier programme de formation francophone en finance rurale et agricole

En amont de la SAM 2019 à Ouagadougou s’est tenue la première édition du programme francophone de formation en financement rural et agricole dispensé par ADA et la FAO, à travers le projet CABFIN. Ce programme entend renforcer la compréhension des enjeux et défis de la finance rurale par les cadres des institutions financières d’Afrique francophone. Durant 2 semaines, 42 participants de 13 pays d’Afrique ont été formés par 15 intervenants experts aux techniques innovantes permettant l’accès aux services financiers pour les acteurs de l’agriculture. En 2020, la formation se déroulera en novembre au Luxembourg.

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La microfinance agricole pour renforcer la chaîne de valeur du cacao au Pérou

En 2018, ADA, l’IMF PRISMA et l’ONG PRISMA lançaient un projet de renforcement de la chaîne de valeur du cacao à San Martin au Pérou, région qui concentre à elle seule 80% de la production nationale de cacao, pour augmenter la qualité et le rendement de la production de cacao en réponse à la forte demande des marchés et augmenter les revenus des producteurs. Malgré différents programmes d’appui qui avaient permis d’augmenter la production, les rendements restaient encore faibles, à cause d’un entretien inefficace des parcelles et d’un manque de ressources humaines et financières pour appliquer les bonnes pratiques par les petits producteurs.

Le projet initié par ADA a permis de mettre en place une nouvelle méthodologie d’assistance technique appelée « chova chova », un système basé sur une entraide mutuelle d’agriculteurs pour l’entretien des parcelles qui nécessite de la main-d’œuvre. Cette assistance a été complétée par un produit financier adapté aux besoins des petits producteurs de cacao.
 

"Chova chova" en pratique

Le principe consiste à former des groupes d’agriculteurs issus de coopératives de cacao qui travailleront ensemble sur les parcelles à travers quatre activités importantes pour le bon entretien des parcelles : la taille des arbres, la fertilisation, le désherbage et le contrôle des maladies. Un leader « chovero » est alors désigné au sein de chaque coopérative, lequel forme son groupe de 10 à 15 agriculteurs de la même zone géographique. L’entraide commence sur la parcelle du leader pour la première activité, par exemple la taille des arbres. Pour cette première parcelle, le groupe assiste à une démonstration dispensée par un agronome expert en cacao, qui leur montre comment procéder à la taille de l’arbre adéquate pour une croissance du fruit optimal, tout en minimisant les risques de maladies qui pourraient affecter sa croissance. Le groupe met en pratique ces recommandations en taillant les arbres situés sur la parcelle du leader. Une fois le travail achevé, le groupe poursuit ce même travail – le lendemain en général – sur la parcelle d’un 2e agriculteur du groupe, puis d’un 3e, etc, sans l’appui de l’agronome. Ce système permet de garantir l’appropriation de la technique par chaque producteur afin de le répliquer ensuite de manière autonome lors des prochaines campagnes agricoles.

Au terme du pilote en juillet 2019, 34 groupes ont été accompagnés, soit 285 producteurs de cacao, et 936 crédits ont été déboursés. Parmi les 285 producteurs, 24 ont reçu l’assistance technique et le produit financier. Depuis, un second projet de 24 mois est en cours pour renforcer la synergie entre ces deux services, étendre le projet à 720 choveros et débourser 1 500 crédits.

Cacao Pérou

ADA et PRISMA relancent un système ancestral pour améliorer la production du cacao au Pérou

Découvrez plus de détails sur le projet.

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Prisma

Portraits de bénéficiaires

Prisma au Pérou a également bénéficié de l’aide de ADA à travers un financement de LMDF. Découvrez les portraits des bénéficiaires de la communauté de Mishkiyaquillo.

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