Objectifs du projet
Renforcer les capacités des associations professionnelles pour promouvoir et développer la transparence du secteur de la Finance Inclusive en Afrique à un niveau national

Responsable du projet

Partenaires

Tanzania Association of Microfinance Institutions (TAMFI) et Microfinance African Institutions Network (MAIN) 


main amfi

Renforcer les réseaux pour amplifier l’inclusion financière en Afrique

afrique

En consolidant les associations professionnelles de l'Afrique, ADA participe à la professionnalisation de l’ensemble du secteur de la région. Grâce à des associations plus fortes et plus compétentes, les institutions de microfinance sont capables de développer des services et des produits mieux adaptés aux besoins des populations à faible revenu.


Depuis 2008, ADA soutient les associations professionnelles de microfinance en leur fournissant une assistance technique et en cofinançant des projets annuels et pluriannuels. Les associations professionnelles sont des partenaires stratégiques et représentent l'un des meilleurs canaux pour soutenir le secteur dans son ensemble dans différents pays et régions d'intervention.
Au cours des dernières années, ADA a soutenu plusieurs projets liés à la transparence tels que le cofinancement de notations, le développement d'outils de collecte, d'analyse et de publication de données, le développement d'une formation et la promotion de principes de la protection des clients.
ADA considère que la transparence pour les IMF africaines reste un défi pour que les clients des IMF aient accès à toutes les informations nécessaires et aient la capacité de comprendre et de comparer les produits proposés afin de prendre des décisions claires
C'est pourquoi ADA a décidé de soutenir les associations professionnelles africaines engagées dans la promotion et le renforcement de la transparence dans leurs pays respectifs.


Appui au réseau d'IMF TAMFI en Tanzanie

ADA renforce les capacités des associations professionnelles pour promouvoir et développer la transparence du secteur de la finance inclusive en partenariat avec le réseau national Tanzania Association of Microfinance Institutions (TAMFI).

Selon l'étude FINSCOPE Tanzanie 2017, sur la population active estimée à 23,2 millions, 16,7% des adultes sont desservis par des banques contre 9,1% en 2006 tandis que 48,6% sont servis par des non-banques telles que les IMF, SACCOS (Sociétés d'épargne et de coopératives de crédit), ONG financières, L'assurance et les paiements mobiles s'élèvent à 6,7% en 2006. Enfin, 28% sont exclus de toute forme d'accès aux services financiers. Compte tenu de la proportion importante d'exclusion et de l'énorme défi de l'inclusion financière, des stratégies plus holistiques, systémiques et convergents doivent être conçus pour établir un écosystème qui comprendra les besoins et aspirations des personnes non bancarisées, en particulier des populations rurales.

Même si l'industrie de la microfinance en Tanzanie est encore au stade naissant en ce qui concerne le cadre juridique et réglementaire, la sensibilisation, l'infrastructure et le développement de produits et services financiers, l'inclusion financière a pris de l'importance ces dernières années. C'est désormais un objectif politique d'améliorer la vie des pauvres. L'accès au financement par les micro et petites entreprises et les PME est également reconnu comme un facteur d'amélioration de la productivité, de la compétitivité et de la création d'emplois.

L'industrie est confrontée à un certain nombre de contraintes qui doivent être traitées pour lui permettre d'améliorer son développement et sa durabilité. Le principal obstacle au développement des activités de microfinance en Tanzanie est l'absence de législation spécifique pour guider les opérations du secteur de la microfinance. 

Réseaux et associations professionnelles en Afrique, partenaires stratégiques pour le développement de la transparence

En 2018, TAMFI est composé de 135 membres comprenant 7 banques commerciales, 3 banques communautaires, 4 banques de microfinance, 96 institutions de microfinance, 5 SACCOS, 5 apex de groupes informels de microfinance, 1 micro-assurance et 14 prestataires de services aux entreprises. Ensemble, ces membres fournissent des services financiers à environ 4 millions de micro-entrepreneurs dans les zones urbaines et rurales. À la fin de 2016, selon le ministère du Commerce et de l'Industrie qui délivre des licences commerciales aux institutions de microfinance en Tanzanie, il y a un total de 292 institutions de microfinance enregistrées dans tout le pays. À cet égard, TAMFI a 46% d'institutions de microfinance non réglementées dans le pays.

Les IMF s’appuient sur des réseaux nationaux et les associations professionnelles pour développer des produits financiers adaptés et créer un environnement favorable. TAMFI contribue à l'augmentation et la promotion des meilleures pratiques transparentes pour assurer la prestation de services financiers responsables par les IMF membres.

En principe, cela consiste à collecter, formaliser, et diffuser des informations fiables et à jour, nécessaires aux différents types d’acteurs amenés à interagir avec une IMF ou à analyser les résultats et les tendances du secteur.

La collaboration est composée de 3 piliers principaux:

  • Renforcement des capacités en matière de meilleures pratiques transparentes, de collecte et de publication de données : TAMFI organise et dispense des formations sur les meilleures pratiques transparentes et les indicateurs de performance financière et sociale. Cela s'accompagne de la diffusion d'outils et d'une assistance technique pour aider les IMF membres à améliorer leurs pratiques et à collecter et partager leurs données avec l'association. Les membres du personnel de TAMFI sont formés afin de conserver les compétences au sur le terrain après la fin du projet.
  • Mise en œuvre d'une stratégie de plaidoyer pour créer un environnement propice au développement sain et transparent de l'inclusion financière : TAMFI bénéficie déjà de solides relations avec la Banque de Tanzanie et d'autres autorités gouvernementales et utilise sa position clé pour poursuivre ses activités de plaidoyer et améliorer le cadre réglementaire actuel. Les principaux domaines de lobbying incluent les lois de protection des consommateurs, encourageant les IMF non licenciées à rapporter leurs données au bureau de crédit pour éviter le risque de surendettement en Tanzanie. TAMFI participe également activement à la mise en œuvre du nouveau cadre national d'inclusion financière et de la stratégie nationale d'éducation.
  • Renforcement des capacités en matière de protection des consommateurs, d'éducation financière et de gestion de la performance sociale : Les principes de la protection de clients et la gestion de la performance sociale sont des sujets relativement peu connus dans le secteur de la microfinance en Tanzanie. TAMFI est dans une position clé pour promouvoir et sensibiliser sur ces domaines à la fois parmi les régulateurs et ses IMF membres. Des formations sont organisées sur les principes de la protection des clients et la gestion de la performance sociale et des outils tels que SPI4 et les certifications SMART sont réalisés au sein des IMF souhaitant améliorer leurs activités. Des modules d'éducation financière sont également développés sur la base des matériels existants. Les agents de crédit sont formés au sein de certaines IMF qui souhaitent dispenser les formations, et celles-ci sont livrées directement aux clients.

Partenariat avec MAIN en Afrique subsaharienne  

Le réseau MAIN (Microfinance African Institutions Network) est une association internationale à but non lucratif crée en 1995 à Abidjan à l’initiative de plusieurs institutions possédant une longue expérience dans la microfinance et/ou la promotion des micro-entreprises en Afrique.

Au 31 décembre 2017, le MAIN compte 84 membres dont 70 IMF dans 23 pays d’Afrique et d’Europe. Le MAIN regroupe des IMF, des réseaux nationaux, des ONG travaillant dans la microfinance, des coopératives, des banques, et des organismes « ressources » (universités, investisseurs sociaux).

Le réseau a pour mission de contribuer au renforcement du rôle économique et social des institutions africaines de microfinance par la mise en place d’un programme africain de promotion de la microfinance.

Les activités du MAIN s’articulent autour des 4 grands axes décrits ci-dessous :

  • La formation : renforcer les capacités internes des institutions de microfinance afin qu’elles puissent assurer leur pérennité et fournir à leur clientèle des produits et services adaptés. MAIN a développé des partenariats avec trois universités africaines et a créé des programmes spécifiques de formation diplômante pour la microfinance. De plus le MAIN organise des formations thématiques qui répondent aux besoins et aux défis de ses membres.
  • L’apprentissage par les pairs : par le biais de formations et de visites d’échange, MAIN donne une occasion unique aux praticiens de la microfinance de différents pays d’échanger sur les enjeux auxquels ils font face et les innovations qu’ils sont en train de mettre en œuvre.
  • La communication : le MAIN facilite et promeut les échanges d’informations dans le secteur de la microfinance en éditant périodiquement une newsletter, en animant un site internet d’échanges, et en réalisant des publications.
  • La recherche et développement : analyser et publier les connaissances et expériences acquises avec notamment la réalisation d’études ou la production de matériel méthodologique.

Dans le cadre de collaboration entre ADA et le réseau MAIN, 3 masters en microfinance dans 3 universités africaines ont été développés :

  • l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC) à Yaoundé, au Cameroun,
  • l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest (UCAO) à Lomé, au Togo et
  • la Uganda Martyr’s University (UMU) à Nkozi en Ouganda.

ADA appuie depuis 2014 les deux universités francophones, UCAC et UCAO, et a décidé, en 2016, d’étendre son appui à la formation anglophone à l’UMU. 

Le réseau MAIN co-organise aussi la Semaine Africaine de la Microfinance aux côtés de ADA depuis la 1e édition en 2013.

Fusion entre MAIN et AMT

Depuis 2008, l’ONG ADA a initié et facilité le dialogue entre les différents réseaux africains (AMT, AFRACA, AFMIN, INAFI & MAIN). Les différentes rencontres ont permis aux réseaux de comprendre qu’il était temps de mutualiser les efforts pour améliorer leurs performances et obtenir ainsi  une visibilité plus grande et un positionnement plus stratégique dans le secteur et sur le continent. MAIN & AMT ayant des objectifs et des missions similaires ont très vite compris la nécessité de travailler ensemble et d’envisager la fusion des deux réseaux. Une étude a été commanditée pour analyser les tenants et les aboutissants d’une fusion. Cette prise de conscience collective a permis au MAIN d’abriter dans un premier temps le secrétariat d’AMT puis dans un deuxième temps d’aller vers une fusion complète entre les deux entités. Plusieurs réunions préparatoires se sont tenues et lors de la troisième « Semaine Africaine de la Microfinance » (SAM) qui s’est tenue à Addis-Abeba en octobre 2017, la fusion a été décidée d’un commun accord par les instances de gouvernance et entérinée par une Assemblée Générale conjointe des 2 réseaux. 

ADA continue d'appuyer le réseau à la mise en œuvre du projet de promotion et de développement de la transparence des IMF en Afrique.

MAIN

MAIN @SAM 2017, Addis Ababa (Ethiopia)

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