SOMMAIRE

Soutien des jeunes entrepreneurs à travers la microfinance (< 10 000€)
- Rwanda (UFC)

- Sénégal (UIMCEC)

Soutien des jeunes entrepreneurs à travers le YES Funding Initiative (> 10 000€)
- Guatemala (incubateur Alterna)

Financement des jeunes entrepreneurs à travers les institutions de financement
- Sénégal : financement de E-cover à travers le WIC


Premières expériences

Des nouvelles initiatives pour l’inclusion financière des jeunes entrepreneurs

Les jeunes entrepreneurs (18-35 ans) représentent un vivier d’emplois conséquent. Une grande majorité d'entre-eux ont un besoin d’un financement compris entre 100 et 100 000 € pour pouvoir développer leur activité, accéder au marché et attirer des investisseurs. Or puisque les banques ciblent les grandes entreprises et que les institutions de microfinance (IMF) financent les micro entrepreneurs, ces jeunes entrepreneurs, qui se situent entre les deux, sont quand à eux souvent délaissés, notamment à cause du risque qu'ils représentent. On les appelle le « chaînon manquant » ( ou missing middle). ADA a démarré un programme spécifique appelé "Young Entrepreneurs Sustainable (YES) Funding Initiative" pour combler ce manque de financement et faciliter l'accès au marché de ces jeunes entrepreneurs qu'elle soutient pas ailleurs depuis de nombreuses années déjà à travers la microfinance.
Par ailleurs, ADA poursuit depuis 2018 son appui à l’inclusion économique et financière des jeunes entrepreneurs, à travers une approche globale "Marché – Appui technique – Financement" basée sur une complémentarité d’acteurs spécialisés tels qu’incubateurs, catalyseurs ou financeurs.


Soutien des jeunes entrepreneurs à travers la microfinance (besoin de financement entre 100 et 10 000€)

 

1. Appui aux jeunes micro et petits entrepreneurs au Rwanda avec UFC

En 2016, ADA, Rotary Espoir 2005 et Umutanguha Finance Company (UFC), une institution de microfinance basée au Rwanda, ont implémenté un projet pilote « Appui aux jeunes entrepreneurs du Rwanda », dans l'objectif de tester une approche pouvant contribuer à l’insertion professionnelle des jeunes. Cela consiste à donner à de jeunes entrepreneurs, essentiellement des artisans, un accès à des services financiers et non financiers adaptés à leurs besoins pour leur permettre de créer ou de renforcer leurs propres activités. Un produit de crédit appelé « Artisan Youth Loan » a ainsi vu le jour. En 2018, suite aux conclusions positives de la phase pilote et à la demande émanant d’autres agences de l’IMF, des préparations avaient été faites pour étendre la distribution du produit.

Afin de pérenniser cette initiative au Rwanda, ADA et le Rotary avaient alors décidé de renouveler leur partenariat en 2019 et 2020, à travers un accord de cofinancement d’un montant de 183 124 euros. A travers ce nouveau projet, intitulé « Appui aux jeunes micro et petits entrepreneurs rwandais », 4 500 emplois jeunes devraient voir le jour à l’horizon 2020.

En 2019, la diffusion s’est fortement intensifiée, et le produit a été déployé dans toutes les 18 agences de l’IMF. 2 000 jeunes ont été formés et  ont ouvert leurs comptes d’épargne auprès d’UFC et 300 jeunes ont été financés.

Partenaire du projet

Rotary


2. Faciliter l’inclusion financière des jeunes entrepreneurs sénégalais avec UIMCEC

En juillet 2020, ADA avec l’appui de LUXDEV a démarré son intervention visant à faciliter l’inclusion financière des jeunes issus des systèmes de formation formels et informels dans la région Centre au Sénégal. Ce projet initié dans le cadre du PIC IV (Programme Indicatif de Coopération) couvre les régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine et Diourbel. L’institution de microfinance UIMCEC (Union des Institutions Mutualistes Communautaires d'Epargne et de Crédit) basée au Sénégal, a bénéficié d’un accompagnement en vue de développer des produits d’épargne et de crédits adaptés aux besoins de cette clientèle spécifique que représentent les jeunes primo entrepreneurs. En outre, l’accessibilité à des services financiers de proximité dans cette zone particulièrement desservie, a été facilitée grâce à la digitalisation.

En vue d’une meilleure gestion des risques, les jeunes financés bénéficient d’un accompagnement en amont et en aval du financement. En amont, les jeunes primo entrepreneurs sont mis en relation avec UIMCEC pour l’accès au crédit et l'acquisition des compétences techniques qu’interpersonnelles pour mener à bien leur projet.  En aval, un suivi sous forme de mentorat est également envisagé afin d’accompagner les jeunes dans la mise en œuvre de leur projet afin d’éviter des détournements d’objet, de les guider et les conseiller lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés, de constituer un soutien moral lorsqu’ils sont sujets à du découragement ou de la démotivation, mais également au-delà de cela de leur permettre d’optimiser leur financement en les aidant à saisir les opportunités de marché. En outre, pour les jeunes désireux de s’impliquer dans la production agro-écologique et la transformation agro-alimentaire, l’incubateur Jokkolabs a été associé au projet pour les accompagner.

A l’horizon 2022, il est prévu que 1 000 jeunes aient accès à des services d’épargne et que 450 d’entre-eux soient financés pour lancer leurs projets.

Partenaire du projet :

Logo LuxDev EN

Portraits

Soutien des jeunes entrepreneurs à travers le YES Funding Initiative (besoin de financement entre 10 000 € et 100 000 €)

Forte de 25 ans d’expérience, ADA cherche à explorer de nouveaux mécanismes de financement pour des activités à fort potentiel d’impact en termes de croissance et de création d’emplois. C’est le cas des jeunes entrepreneurs, l’une de ses cibles prioritaires. Ainsi, en plus de ses projets de financement des jeunes entrepreneurs à travers les IMF, ADA a identifié trois types de partenaires ayant des expertises complémentaires d’appui aux entrepreneurs : des incubateurs/accélérateurs ; des catalyseurs de marché (institutions qui facilitent la commercialisation) et des institutions de financement (fonds d’investissement, plateformes de crowdfunding, business angels, etc.). Depuis 2018, 11 projets ont été menés avec ces partenaires en Afrique de l’ouest (Burkina Faso, Mali et Sénégal) et en Amérique centrale (El Salvador et Honduras), bénéficiant à 185 petites entreprises et 1 212 producteurs agricoles.


Combler un manque de financement grâce au YES Funding Initiative 
Afin de répondre à la nécessité du missing middle composé des jeunes entrepreneurs ayant un besoin de financement entre 10 000 € et 100 000 €, ADA a lancé en 2019 le « Young Entrepreneurs Sustainable Funding Initiative » (YES) en Afrique et Amérique Centrale. Le YES est un modèle de financement dans lequel des investisseurs / institutions de financement travaillent mains dans la main avec des incubateurs/accélérateurs qui accompagnent les jeunes entrepreneurs pour les préparer à accueillir l’investissement.

Le YES est basé sur 5 principes :

  1.  octroyer un crédit dont le remboursement est basé sur le chiffre d’affaires de l’entreprise ;
  2. accompagner l’entrepreneur avant et après l’accès au financement ;
  3. une partie du crédit doit servir à couvrir l’assistance technique donnée par l’incubateur/accélérateur ;
  4. la durée du financement est comprise entre 3 et 5 ans ;
  5. le montant du financement augmente au fil du temps.

En 2019, ADA a reçu 50 000 USD de la Deutsche Bank Microcredit Development Fund pour commencer à développer le YES. Ce financement a permis à ADA de lancer les premiers pilotes en 2020.


Un premier pilote au Guatemala avec l'incubateur Alterna
Afin de tester le YES Funding Initiative, une stratégie a été adoptée respectivement pour les régions d’Afrique de l’Ouest et d’Amérique centrale, où des partenariats avec des incubateurs et accélérateurs ont été établis. Au Guatemala, une due diligence de l’incubateur Alterna et de son programme de financement Catalyzer, financé par la Banque Interaméricaine de Développement a été effectuée. Suite à cela, ADA va octroyer 150 000€ à Alterna pour financer les petits entrepreneurs sociaux du Catalyzer.

 


Financement des jeunes entrepreneurs à travers les institutions de financement

 

Au Sénégal : financement de E-Cover à travers le WIC Capital

« S’adapter, c’est le quotidien de ces jeunes entrepreneuses »

En cette fin novembre 2019, personne ne parle pas encore du Covid-19. Je viens de finir une mission de trois jours au Sénégal où j’ai visité certains de nos partenaires, dont une institution de microfinance avec laquelle ADA planifie de développer des produits financiers pour des jeunes entrepreneurs en 2020. J’ai aussi rencontré des entrepreneurs appuyés par un partenaire incubateur avec lequel nous travaillons pour piloter une solution innovante pour le financement des entrepreneurs qui ont des besoins de financement compris entre 30 000 – 50 000 euros. J’ai enfin eu des discussions avec un autre partenaire unique en son genre en Afrique de l’Ouest, le WIC Capital, société nouvellement formée grâce à l’appui de ADA et au réseau WIC. Le WIC, c’est un réseau de plus de 80 femmes qui se sont réunies pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin au Sénégal.

 

E-cover Sénégal

Vendeurs ambulants en novembre 2019

Dans le taxi qui me mène à l’aéroport, à une quarantaine de kilomètres de la ville, je vois Dakar qui se développe, depuis quelques années, le trafic est devenu un sujet dans toutes les conversations. Avec une population de 12 617 hab./km², Dakar étouffe sous le poids d’un parc automobile en croissance, estimé à plus de 300 000 véhicules. Dans ce fil interminable de voitures, je pense à l’environnement que Dakar peut offrir, dynamique, entreprenant, bouillant, sportif, où les idées fusent de toutes les côtés. Chaque entrepreneur, chaque partenaire, bref tout le monde tient bien son filon. Tous sont enthousiastes, passionnés par ce qu’ils font et en parlent avec conviction. On a l’impression de ne jamais s’arrêter dans cette ville, sauf là dans les embouteillages ! Sur le chemin de l’aéroport, mon esprit est préoccupé par deux choses : serai-je à temps pour mon vol avec ces embouteillages ? Et la deuxième chose qui occupe mon esprit : depuis ce matin, une espèce de brouillard enveloppe la ville dans un épais nouage de poussière. Mon chauffeur, Dakarois confirmé, semble lui aussi surpris par cette poussière en cette période de l’année ; « c’est le changement climatique » assure-t-il. L’air, chaud est irrespirable. J’éprouve une forme d’admiration pour l’esprit débrouillard de ces jeunes qui savent trouver des ressources très rapidement, comme les masques, pour faire face à la poussière.

E-Cover

Ce nombre sans cesse croissant de voitures sur les routes de Dakar peut être multiplié fois quatre pour le nombre de pneus ! Cela constitue un vrai casse-tête environnemental pour le traitement des déchets ! Une entreprise locale veut apporter une solution durable à ce problème : E-Cover, entreprise promue par deux jeunes sénégalaises : Yaye Souadou Fall, qui a grandi et a suivi une formation en gestion des entreprises à Dakar et qui a la fibre entrepreneuriale depuis longtemps. Khady Diallo, formée en Qualité Sécurité Environnement à Dakar aussi, une passionnée du développement de procédés industriels. Les deux entrepreneures poursuivent un Master de Gestion des Entreprises dans une université locale. Leur projet E-Cover ambitionne de transformer les déchets de pneus en plusieurs applications telles que des semelles de chaussures, des granulats et du broyat de pneus.

Page Facebook de E-Cover : https://www.facebook.com/ecover221/

En mars 2020, le WIC Capital a annoncé son premier investissement dans E-Cover et je ne peux qu’applaudir les ambitions de l’entreprise.

« Ce qui nous a poussées vers l’entrepreneuriat a été plus instinctif qu’autre chose.
Nous avons voulu régler un problème dont souffre secrètement Dakar, notre ville natale à savoir, l’insalubrité et la pollution.
Notre activisme environnemental est parti d’un constat : on croise des pneus délabrés presque à chaque coin de rue.
Ces questions nous ont menées à trouver cette solution de recyclage de pneus ayant un impact à la fois environnemental et social.  »

Yaye Souadou Fall, fondatrice E-Cover

 

Entrepreneuriat en Afrique, bien sûr ce n’est pas facile, mais c’est faisable

En 2015, âgée de 20 ans, Souadou avec ses camarades, 30 000 F CFA (45 euros) en poche, avec pour seule machine un hachoir à viande haché et une volonté d’entreprendre, ont lancé E-cover. L’entrepreneuse reconnaît que le début était difficile : en plus de la gestion de la start-up, pour consolider son expérience et acquérir les connaissances nécessaires à l’entreprise, elle a travaillé comme assistante de programme, puis Customer Service Export Coordinator pour une multinationale installée au Sénégal, pour finir chargée de mission pour un réseau d’entrepreneurs. Son associée, Khady Diallo, a intégré le projet E-Cover pour apporter son soutien à une cause qui lui tient à cœur : la protection de l’environnement. Elle a acquis son expérience dans la gestion d’industrie auprès de grands groupes basés à Dakar.

Le projet, en phase de recherche et développement depuis 2015 avec une production manuelle, a permis aux deux entrepreneures de tester les différents produits possibles à base de pneus recyclés, allant du granulat de pneu à la semelle de chaussures, en passant par le revêtement de sol. « Pendant cette période, nous avons investi nos fonds propres, fait une campagne de crowdfunding auprès de nos amis et familles et nous avons remporté plusieurs prix d’entrepreneuriat au Sénégal et à l’étranger, pour une valeur globale de 22,2 millions de FCFA, soit 34 000 euros » raconte Souadou.

Malgré la bonne volonté, le travail et les prix remportés, comme beaucoup de start-up, E-Cover a connu des moments très difficiles.


Dates clés

  • 2015 : création de l’entreprise et prototype
  • 2016 : lever de premiers financements. Les fonds levés ont permis de lancer une mini-unité de production avec l’achat de 20 hachoirs. À ce moment l’entreprise emploie plus de 20 personnes
  • 2017 : mise en place d’une unité de production manuelle
  • 2018 : fermeture de l’unité non rentable pour cause de faible production
  • 2019 : collaboration avec WIC Capital, stratégie repensée
  • 2020 : financement de 330 000 euros du WIC Capital


Collaboration avec WIC Capital, un financement et un autre regard sur l’innovation

En 2018 – 2019, ADA a collaboré avec le WIC sur un projet de création d’un mécanisme d’investissement, afin de tester un processus de due diligence et de réalisation d‘investissement entre 50 000 et 300 000 Euros. Au cours de 2019, WIC Capital a été créée avec une forme juridique adaptée au pays et un processus de due diligence a été mis en place.

WIC Capital

Suite à un arrêt des activités en 2018, l’entreprise s’est remise à la recherche de financement pour pouvoir acquérir les machines dont elle a besoin pour sa production et disposer de l’argent nécessaire pour acheter les matières premières. Identifiée comme potentielle pour le portefeuille WIC Capital, la promotrice de E-Cover a passé toute l’année 2019 avec WIC Capital, en challengeant et affinant le modèle économique afin d’être rentable et prête à l’investissement. Avec ce recul et l’accompagnement des experts du WIC Capital, l’entreprise a pu identifier une nouvelle opportunité avec des produits rentables sur le marché local, qui ne figuraient pas parmi la gamme proposée au départ. Yaye Souadou reconnaît que l’avantage d’un financement avec WIC Capital, contrairement à une banque, réside dans l’accompagnement technique. Ce suivi, une banque classique n’aurait ni le temps, ni les moyens, ou dans certains cas, ni l’expertise nécessaire pour le faire. Au sujet du WIC Capital, les deux jeunes femmes n’ont que des éloges, car la société d’investissement met à disposition de ses partenaires un réseau de femmes entrepreneures [issues du WIC] qui soutiennent les projets financés. Ainsi, la nouvelle structure de financement met en place des mécanismes adaptés aux réalités de l’entrepreneuriat féminin sénégalais. La société d’investissement s’assure que les entrepreneures restent majoritaires dans le capital afin de garantir son engagement durant l’exécution du projet.

« WIC Capital prend des risques qu’aucune banque commerciale locale ne prendrait.
Il investit sur du potentiel même pour une entreprise comme la nôtre qui démarre ses activités  »

Yaye Souadou Fall, fondatrice E-Cover

 

Avec le Covid-19, on doit s’adapter

Etant en pleine phase de négociations d’investissement, avec une activité qui n’a pas encore redémarré, le Covid-19 a ralenti les démarches administratives. Mais les deux entrepreneures se débrouillent tant bien que mal pour gérer les activités dans les temps impartis, en espérant que la situation s’améliore au plus vite. Elles restent positives. Les machines commandées en Chine devraient arriver au Sénégal le mois prochain. Le montage qui devrait être fait par un ingénieur chinois se fera peut-être par vidéo Zoom pour guider l’installation par des jeunes ingénieurs sénégalais. « On doit s’adapter », me dit-elle. « Pas facile, mais possible, car s’adapter, c’est le quotidien de ces jeunes entrepreneures, mais n’est-ce pas ce que nous faisons tout pour continuer à travailler en cette période pariculière ! ».


Messages à d’autres jeunes entrepreneurs

En tant que jeunes femmes africaines dans un domaine masculin, Yaye Souadou et Khady Diallo se sont vu considérées comme des rêveuses et furent très souvent incomprises. De ce parcours, elles se rappellent qu’à maintes reprises, on a tenté de les décourager car trop jeunes pour cela. D’autres pensaient que leur industrie était un domaine réservé aux hommes, certains enfin leur ont dit qu’elles n’étaient pas assez riches pour faire fonctionner un business. Il y a eu même des escrocs et ceux qui ont essayé de leur mettre des bâtons dans les roues.

Ainsi, aux jeunes entrepreneurs et entrepreneures en Afrique en particulier, qui hésitent encore à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, Souadou et Khady ont un message : « croyez en votre projet et allez-y ». Car malgré tout cela, ce qui leur donne la force de pouvoir continuer sont tous ceux qui se battent à leurs côtés, avec une cause commune, ceux qui les encouragent, ceux pour qui elles sont des modèles et qui placent leurs espoirs en elles, ceux qui les inspirent, ceux qui rentrent pour travailler pour leur continent... Il y a aussi les petites joies que l’on éprouve en recyclant et découvrant des solutions qui soulagent notre environnement. Elles finissent sur une citation de Martin Luther King : « Croyez en vos rêves et ils se réaliseront peut-être. Croyez en vous et ils se réaliseront sûrement ». Un clin d’œil sûrement aux ambitions qu’elles ont pour E-Cover et à leur impact sur l’environnement et le continent.


Le Sénégal, relativement épargné par la pandémie de coronavirus, a choisi de ne pas confiner la population afin d'éviter une fragilisation de l'économie. Le gouvernement a cependant décidé de prolonger l’état d’urgence jusqu’au 2 juin et de limiter les déplacements. D'un point de vue sanitaire, les autorités ont choisi de ne plus hospitaliser systématiquement les malades ne présentant pas ou peu de symptômes, préférant les isoler afin de ne pas engorger les hôpitaux.


ADA membre du réseau ANDE

Logo ANDE

En 2016, ADA est devenue membre du réseau ANDE (Aspen Network of Development Entrepreneurs), un réseau mondial d’organisations œuvrant pour l’essor de l’entreprenariat dans les pays émergents. En soutenant le développement du secteur de la finance inclusive, ADA fait en effet partie intégrante des acteurs contribuant à l’émergence d’un environnement favorable aux micro- et petits entrepreneurs. Depuis son adhésion, ADA a fait des échanges d’expériences et a établi des partenariats avec d’autres institutions affiliées en Amérique Centrale et en Afrique.

Une plateforme pour affronter le Covid-19

ANDE s'est associé à d'autres institutions de la région pour lancer une plateforme avec des outils et des informations utiles pour l'écosystème entrepreneurial latino-américain face au Covid-19: https://www.emprendedoresfrentealcovid19.org

Les entrepreneurs peuvent accéder à des ressources telles que des opportunités de financement/subventions, des séries de webinaires, des outils numériques, etc., dans le but de faire face aux effets de la pandémie sur leurs entreprises.

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Dominique-Owekisa"ADA travaille à capitaliser son expérience avec nos partenaires microfinance dans le financement des jeunes (entrepreneurs). Nous voulons aller plus loin et explorons actuellement des solutions innovantes pour le financement des petites entreprises à forte croissance portées par ces jeunes afin de les rendre autonomes et viables."
Dominique Owekisa, chef de projet ADA et membre duSteering Commitee de ANDE West Africa

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