Une offre en conseil et en financement durable pour les IMF au moyen d’un fonds : LMDF

Objectif du projet
Soutenir et aider les IMF dans leur levée de fonds

Zones d'intervention
Amérique latine, Asie du Sud-Est, Asie Centrale, Afrique

Responsable du projet
Laura Foschi

Chiffres clés au 1e trimestre 2019
- 52 IMF financées dans 25 pays
- encours de prêts : 32,1 millions €
- prêt moyen : 1 422€
- 64 862 micro-entrepreneurs directement atteints, dont 79% de femmes
- 70% de clients en zone rurale
- 50% des IMF financées bénéficient d'une assistance technique adaptée à leurs besoins

Partenaire

LMDF

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Un financement durable pour les IMF


A travers le fonds social luxembourgeois LMDF, ADA propose 2 types de financement pour les IMF Tier 2 et 3 situées en Afrique, Amérique latine, Asie du Sud-Est et Asie Centrale. En complément, ADA peut proposer une assistance technique.


Depuis 1994, ADA s’engage à renforcer l’inclusion financière des populations exclues des circuits bancaires classiques à travers le financement et l’assistance technique sur-mesure des institutions de microfinance (IMF), en privilégiant un partenariat à long terme.
Grâce à un fonds d’investissement social, créé par ADA en 2009, Luxembourg Microfinance and Development Fund (LMDF), ADA dispose de solutions de financement pour les IMF en croissance.
 

Des services financiers pour les IMF...

ADA propose 2 types de financement pour les IMF Tier 2 et 3 situées en Afrique, Amérique latine, Asie du Sud-Est et Asie Centrale :

  1. Dette senior : un montant entre 0,2 million et 1,5 million EUR, accordé en devise locale, USD ou EUR, pour une durée maximum de 5 ans, au taux du marché.
  2. Dette subordonnée : un montant entre 0,2 million et 1,5 million EUR, accordé en devise locale, USD ou EUR, pour une durée entre 5 et 7 ans, au taux du marché.
     

...couplés à des services non financiers

Outre ses services financiers, ADA peut proposer :

  • un accompagnement, une écoute et un suivi de son équipe durant toute la période du financement ;
  • un programme d'assistance technique sur-mesure selon les besoins des IMF pour accroître leurs performances : ce programme, appelé ADA 3T (Tools, Trainings and Technical Assistance) comprend, comme son nom l'indique, des outils de gestion, des formations diverses (performance financière et sociale, gestion des risques, finance agricole, finance digitale, etc;) et de l'assistance technique. Cet appui permet in fine aux IMF d’atteindre leurs objectifs sociaux pour attirer toujours plus d’investisseurs.

Découvrir l'offre ADA 3T 

ADA 3T


LMDF et le co-financement

LMDF (Luxembourg Microfinance and Development Fund) est un fonds d’investissement luxembourgeois initié par ADA en 2009, dont l’objectif principal est de faciliter l’accès à une finance plus responsable en créant des relations pérennes entre les investisseurs, les IMF et leurs clients.

A ce titre, ADA dispose d’une équipe dédiée au conseil en investissement pour LMDF. Son travail consiste en premier lieu à identifier des IMF performantes financièrement et socialement qui correspondent au profil recherché par LMDF parmi les IMF de petite taille (Tier 2 et 3). Pour cela, l’équipe part sur le terrain en mission de prospection, à la rencontre des IMF, ou se rend à des événements (conférences, foires aux investisseurs, etc.). Si l’IMF remplit les critères d’éligibilité, ADA réalise un audit préalable sur le terrain. Cet audit appelé « due diligence » permet de vérifier les données financières de l’IMF, ainsi que de rencontrer ses dirigeants et ses clients. De retour au Luxembourg, ADA présente le dossier de financement au comité LMDF qui décide d’investir ou non dans l’IMF sous forme de prêts (seniors ou subordonnés). Le délai d’obtention du financement entre la demande et l’octroi varie de 3 à 6 mois selon les facilités d’accès à l’information et le respect des critères d’éligibilité.

ADA peut également proposer un appui financier complémentaire, afin de co-financer directement certaines activités de l’IMF. Un exemple concret de co-financement est la prise en charge de tout ou partie des coûts liés à des évaluations effectuées par des agences de notation spécialisées en microfinance.


Les critères d'éligibilité pour bénéficier d'un financement

Condition du financement

Vous pensez remplir toutes les conditions d'éligibilité au sein de votre IMF ? Remplissez le formulaire de demande de financement ci-dessous et renvoyez-le à :

Je remplis le formulaire de demande
de financement destiné aux IMF


Les 7 étapes du processus d'obtention d'un financement

Les 7 étapes du processus d'obtention d'un financement


"Pour plus d'impact avec nos financements"
Sarah Canetti, ancienne responsable du service investissements chez ADA

Sarah Canetti

"Avec plus d’une quarantaine d’Institutions de microfinance, bénéficiant d’un financement, dans près d’une vingtaine de pays, ADA, à travers le fonds LMDF, s’impose comme un partenaire de choix pour les IMF. Il faut dire que l’action de ADA ne s’arrête pas aux conseils en financement. Nous restons en effet engagés auprès de nos partenaires et construisons notre relation par des suivis réguliers. Toute notre équipe (6 personnes) reste à l’écoute pour développer ensemble véritablement une action sur du long terme.

Au-delà du financement et au-delà du suivi, nous pouvons et nous voulons proposer une assistance technique sur-mesure à nos partenaires, quand les besoins se font sentir. 75% des IMF financées bénéficient de cet accompagnement personnalisé, de ce renforcement de capacité que nous définissons ensemble. C’est là, toute notre volonté et notre vision : donner aux institutions les moyens d’agir, qu’ils soient financiers ou techniques.

Nous intervenons ainsi sur quatre grandes zones : Afrique, Amérique latine, Asie du sud-est et Asie centrale. Cette diversification est une force et une chance. Elle démontre notre réussite, notre ambition mais aussi nos capacités. ADA, avec LMDF, soutenue par le gouvernement luxembourgeois, utilise l’expertise d’une des premières places financières du monde, pour soutenir les IMF socialement responsables, actrices de premier plan dans la lutte contre la pauvreté, pour l’inclusion financière."


Olivia Fechner rond

La parole à nos chargés d'investissement

Décembre 2018
 
Olivia Fechner, chargée d’investissement chez ADA, a été expatriée à Nairobi au Kenya pour une période initiale de 18 mois afin de développer le portefeuille de la zone Afrique de l’Est. A mi-parcours, il est l’heure de faire un premier bilan.
 

Pourquoi cette expatriation au Kenya ?
J’ai été détachée à Nairobi afin de développer le portefeuille du fonds LMDF en Afrique de l’Est. Il s’agit en effet d’une région dans laquelle ADA a historiquement moins de partenaires qu’en Afrique de l’Ouest. Au niveau du service d’investissement, nous avons cherché depuis plusieurs années à développer des partenariats en Afrique de l’Est mais avons toujours fait face à de nombreux challenges (volatilité des monnaies impactant les coûts de financements, concurrence des autres fonds…). Etre sur place me permet donc d’être plus près des grandes IMF que nous côtoyions déjà, mais surtout de me rapprocher de notre cœur de cible, les petites IMF Tier 3. Depuis mon arrivée, j’ai ainsi pu rencontrer de nombreuses IMF Tier 3 qui ne connaissaient pas ADA et que je ne connaissais pas non plus.

La moitié de la semaine, je suis basée chez AMFI, l’association kenyane de microfinance. Je ne travaille pas directement sur des projets avec eux, mais ils me prodiguent de nombreux avis et conseils sur le secteur, en particulier lorsque je vais visiter une nouvelle IMF. Suite à mon arrivée, un premier contact a été établi entre AMFI et notre service d’appui technique aux IMF pour parler d’éventuels projets à mettre en place.


Quel est selon toi l’avantage d’être sur place ?
Etre à Nairobi me permet de rencontrer physiquement les financeurs de manière plus régulière, dans le sens où il s'agit d'un hub pour les agences de notation, les fonds d'investissement et les bailleurs de fonds. Il y a également des événements informels de networking organisés par les financeurs basés à Nairobi pour faciliter l’échange d’informations.

Les partenaires savent aussi qu’il y a une personne référente sur place. Souvent, ils m’appellent sur mon numéro local pour connaître l’avancement de leur demande de financement. J’ai l’image d’une personne proche et disponible, je suis une réelle valeur ajoutée pour eux.

Je me rends régulièrement aux conférences organisées dans le secteur pour développer mon réseau. J’ai déjà participé à deux conférences depuis que je suis à Nairobi : une sur les chaînes de valeur agricoles et une autre sur le financement des Micro et Petites Entreprises.

Enfin, l’Afrique de l’Est regorge d’opportunités avec le développement du mobile banking. Je l’utilise moi-même au quotidien, cela me donne une perception beaucoup plus concrète de l’environnement des IMF.


Après 8 mois, y’a-t-il déjà des résultats notables ?
Dans la mesure où le processus de prospection et d’analyse est long, les résultats de ma mission se verront plus concrètement en 2019.

Certains résultats se font cependant déjà sentir. En Ouganda par exemple, une IMF pour laquelle j’ai fait la due diligence en août a été déboursée et une autre due diligence est prévue pour janvier 2019. J’avais également rencontré l’association professionnelle de microfinance d’Ouganda qui était intéressée pour faire des formations avec ADA. J’avais ainsi transféré le contact à notre unité d’assistance technique chez ADA pour y organiser une formation Microfact ainsi qu’une formation en gestion des risques.

Au Kenya, j’ai déjà pu rencontrer plusieurs petites IMF T3 que je ne connaissais pas avant de venir et qui m’ont communiqué toutes leurs informations, notamment la MFI Factsheet Microfinance, un document de reporting qui analyse les données de performance financière et sociale d’une IMF. La plupart de ces IMF ne font pas encore parti d’AMFI. Au vu de leur taille, elles n’ont pas encore accès à des financements internationaux et ne sont pas régulées. Certaines d’entre elles ont déjà été présentées à l’équipe d’investissement, ce qui devrait donner lieu à des due diligences en 2019. Si elles ne remplissent pas tous nos critères à ce jour, mon objectif est aussi de bâtir des partenariats sur le long terme avec elles. Discuter avec ces IMF dont je n’avais pas connaissance avant mon arrivée au Kenya me donne une meilleure vision d’ensemble du secteur.

Nous explorons également de nouveaux pays ; à Madagascar, nous sommes en discussion avec plusieurs IMF. Cela nous a permis de proposer au fonds LMDF d’ouvrir ce pays en vue de nouveaux investissements. Le fonds devrait se prononcer à ce sujet début janvier 2019 et une décision positive nous permettrait de planifier des due diligences avec des IMF malgaches en début d’année.

En dehors de la zone Afrique de l’Est, j’ai continué à débourser des prêts au Ghana, dans le prolongement de ma mission de plusieurs mois dans ce pays en début d’année. Nous avons ainsi deux nouveaux partenaires au Ghana.

De manière générale, la part du portefeuille LMDF finançant l’Afrique a augmenté à 23% en 2018, alors qu’elle était de 17% fin 2017. De même, nous avons désormais quatre partenaires en Afrique de l’Est, alors que nous n’en n’avions qu’un l’année dernière. Ces résultats ne sont pas uniquement imputables à ma présence au Kenya, mais reflètent les efforts de l’ensemble de l’équipe d’investissement pour augmenter la part des financements déboursés auprès d’IMF africaines.


Peux-tu nous en dire plus sur ton ressenti ?
Je suis ravie d’être ici et je trouve cela très intéressant d’être plus près des IMF. Par exemple, si une IMF en Ouganda me dit que son portefeuille se dégrade parce que les pluies ont du retard, alors je peux le voir concrètement. Vivre dans le même environnement me permet à la fois de comprendre davantage les difficultés auxquelles nos partenaires sont confrontés, mais aussi de faire une analyse plus pertinente lors de la due diligence. Je m’aperçois que les petites institutions que j’ai visitées ne connaissaient pas ADA. Ma présence au Kenya est donc positive pour l’image de notre ONG.


Une offre en conseil et en financement durable pour les IMF

Via un fonds d’investissement à vocation sociale, ADA dispose de solutions de financement pour les institutions de microfinance (IMF) dont elles ont besoin pour soutenir leur croissance. Pour ADA, le soutien financier d'une institution s'inscrit dans un partenariat à long terme complété de programme d'assistance technique.

Découvrez les bénéficiaires de la microfinance

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Actualité

Juillet 2019

Le portefeuille en quelques chiffres - Premier trimestre 2019

52 IMF conseillées par ADA et financées par LMDF dans 25 pays :

  • Amérique latine (58% de présence)
    Mexique
    (SOFIPA), El Salvador (Optima, Padecom), Nicaragua (Fundeser, Fundenuse, Micrédito), Guatemala (ADICLA, ADISA, Fundap, Reficom), Honduras (AMC, FAMA, IDH, Pilarh), Haïti (ACME, Finca HT), Pérou (EDPYME Alternativa, Arariwa, CrediFlorida, Norandino, Prisma), Equateur (COAC 4 de Octubre, Faces, Insotec), Colombie (ECLOF, Finamiga), Argentine (FIE, OMLA, ProMujer).
  • Asie (17% de présence)
    Cambodge (Maxima), Timor-Oriental (Moris Razik), Indonésie (Komida), Kirghizistan (Bailyk Finance, Oxus Kirghizistan, Salym, Trust Union), Kazakhstan (Bereke), Tadjikistan (Furuz, Oxuxs Tadjikistan).
  • Afrique (25% de présence)
    Niger
    (ASUSU), Bénin (Comuba, Pebco), Burkina Faso (ACEP BF), Côte d'Ivoire (PAMF CI), Maroc (AMSSF), Kenya (Letshego), Ghana (Sinapi Aba, Baobab), Afrique du Sud (SEF), Ouganda (EBO, UMF), Sierra Leone (LAPO SL, ACTB S&L).

Encours des prêts : 32,1 millions euros

Répartition par sous-continent

Février 2018

ADA soutient ACEP Burkina Faso !

Après une forte collaboration avec le groupe ACEP sur la gestion des risques par l'assistance technique, ADA, à travers le fond d'investissement LMDF, a soutenu financièrement ACEP Burkina en février avec une double opération d'un prêt subordonné de 300K EUR et d'un prêt senior de 450K EUR. Le prêt subordonné vise à renforcer les fonds propres d'ACEP Burkina afin de soutenir sa croissance rapide, tandis que le prêt senior vise à financer les besoins de croissance de son portefeuille.

Classé parmi les 25 pays les plus pauvres du monde avec une population moyenne âgée de 17 ans, le Burkina Faso est un pays avec un taux de chômage très élevé, surtout parmi les plus jeunes. La plupart des activités gérées par la population active sont informelles et cette population est souvent la cible d'un grand nombre d'IMF sous forme de coopératives ou d'associations qui les servent en offrant des services financiers de manière plus ou moins professionnelle.

Dans ce panorama, ACEP Burkina se positionne comme une IMF professionnelle au service des PME formelles ou informelles par une méthodologie spécialisée et dédiée basée sur des montants plus élevés et un produit de crédit flexible spécialement dédié aux PME. ACEP Burkina fait partie d'un réseau international d'IMF opérant dans cinq pays africains: Sénégal, Cameroun, Madagascar, Niger et Burkina Faso et dirigé par ACEP International. La philosophie d'ACEP est de cibler uniquement les PME dans le but de contribuer au développement économique local par la création d'emplois, surtout pour les jeunes, et de stimuler la production locale avec une forte valeur ajoutée.


31 janvier 2019

Due diligence en Ouganda

Olivia Fechner, notre chargée d’investissement basée à Nairobi, était en due diligence auprès de EFC Uganda, une institution de microfinance à Kampala axées sur les micro et petites entreprises et le missing middle.

Olivia EFC
ACEP Burkina Faso

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