Editions passées

FAR 2020

Un bilan convaincant pour la 1ère session e-learning du programme FAR

7 décembre 2020

Le 4 décembre s’est terminée la formation en finance agricole et rurale (FAR) organisée par ADA et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), soutenue par le Ministère des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg (MAEE), à travers le projet CABFIN qui vise à améliorer le renforcement des capacités en matière de finance rurale. Initialement prévue au Luxembourg, la formation avait dû être adaptée en fonction de la crise sanitaire. La nouvelle formule proposait ainsi une session introductive en e-learning, avec des cours et des webinaires sur 4 semaines.

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132 candidats, 64 sélectionnés, 19 pays d’Afrique francophone représentés

Le programme s’adressait aux cadres d’institutions financières et aux chargés de programme dans les organismes publics qui élaborent des stratégies de conception et d’offre de produits contribuant à financer des activités agricoles.
Sur les 132 candidats qui avaient postulé à la formation, 64 participants issus de 19 pays d’Afrique francophone avaient finalement été sélectionnés par ADA, le MAEE et la FAO pour prendre part à la session introductive sur 4 semaines, du 9 novembre au 4 décembre 2020.


Un programme riche : 5 cours, 4 webinaires, 10 intervenants experts

Pendant 4 semaines, les 64 participants ont eu accès à 5 cours introductifs en ligne qu’ils pouvaient suivre à leur propre rythme :

Partie 1 : « Produits financiers et marchés » :
- les opportunités de marché et la conception de produits
- les services financiers digitaux pour le financement agricole
- les mécanismes de financement dans les chaînes de valeur agricoles

Partie 2 : « Stratégies de gestion des risques » :
- la gestion des risques dans la finance agricole
- l'assurance agricole

Les cours incluaient également des forums de discussions en ligne avec les autres participants et les experts, ainsi que des tests de connaissance.

En complément, 4 webinaires ont eu lieu au rythme d’un webinaire par semaine, autour des défis actuels de la finance agricole :
Webinaire 1 : « Les leçons apprises suite à la pandémie de Covid-19 », Massimo Pera (FAO)
Webinaire 2 : « Le financement et gestion de l’agroforesterie », Patrick Losch (ADA) & Kaspar Wansleben (FCCF)
Webinaire 3 : « L’impact du changement climatique », Maylina St Louis et Nadine Valat (FAO)
Webinaire 4 : « Les opportunités de refinancement agricole », Soulemane Djobo (ADA), Matthew Genazzini (ADA), Philippe Guichandut (Fondation Grameen Crédit Agricole). L’occasion de présenter aux participants le programme SSNUP (Smallholder Safety Net Upscaling Programme) lancé en octobre dernier, qui vise à soutenir les petits exploitants agricoles dans le monde, notamment en Afrique.

Au total donc, 10 experts du secteur agricole et rural sont intervenus au cours de la formation pour présenter des activités et des résultats concrets sur des thématiques données, permettant ainsi d’identifier et d’analyser les expériences afin de tirer les leçons au regard des meilleures pratiques.


Une participation active

Les 64 participants ont manifesté un réel intérêt pour la formation en finance agricole et rurale, puisque chacun y a consacré en moyenne 5 heures par semaine (entre cours et webinaires).
De plus, près de 400 messages ont été échangés sur 5 forums entre les participants eux-mêmes ou avec les intervenants.


Les responsables pédagogiques du programme témoignent

Massimo PeroMassimo Pera
Coordinateur projet chaînes de valeur et finance rurale, FAO (également référent pédagogique du programme FAR)

« Je pense que cette nouvelle version en ligne du programme de formation correspond parfaitement aux besoins des participants qui suivent le cours, qu'il s'agisse d'IMF, de banques, de coopératives de crédit ou d'agences d’appui technique/bailleurs, etc. Le cours vise essentiellement à apporter des éléments de réponse à la question suivante : "Comment répondre aux besoins des acteurs dans les filières agricoles (agriculteurs, des petits exploitants et des agro-PME), qui ont un grand potentiel de croissance, mais qui n’ont pas d'accès aux services financiers adaptés ?". En fusionnant un cours en ligne et un cours présentiel, les participants ont l'occasion de cerner les principaux problèmes et les solutions qui peuvent contribuer à accroître l'accès aux services financiers pour l'agriculture. »


Soulemane DjoboSoulemane Djobo
Responsable de l’appui technique aux institutions de microfinance chez ADA (également référent pédagogique du programme FAR)

« Le format de e-learning retenu cette année pour la formation finance agricole et rurale (FAR) du fait de la Covid-19, visait à maintenir le contact avec les parties prenantes dans le financement de filières et chaînes de valeur agricoles. Les modules retenus étaient structurants car ils constituent l’ossature des fondamentaux dans le financement agricole. En attendant le format présentiel, le format e-learning se voulait un courant continu pour attirer l’attention des intermédiaires financiers sur la nécessité constante de connaître le marché et de gérer les risques en utilisant les canaux digitaux qui montent en puissance. »


Les participants témoignent

Pacifique Ngadano.jpg Pacifique Ndagano
Directeur Général de SMICO

Quel a été l'aspect le plus intéressant, le plus surprenant et le plus utile de la formation FAR ?
J’ai été très intéressé par l’organisation en ligne de la plateforme qui facilite la formation de telle sorte qu’on ne sent pas le fait d’être à distance. Le suivi de chaque participant est un aspect impressionnant de votre approche de formation en ligne et la partie pragmatique des études de cas et des exercices individuels demeurent des parties très utiles de la formation. Pour la première fois, j’ai su grâce à cette formation utiliser et exploiter les différentes données tirées de global findex et de Faostat pour mieux comprendre le marché.

Comment avez-vous trouvé l'interaction avec les autres participants ?
Le forum est un espace très intéressant qui m’a permis de bénéficier des expériences des uns et des autres (participants et facilitateurs). La partie de la présentation des participants a permis également de se faire une idée sur la qualité des participants. C’est un aspect qui a plus motivé ma participation du fait que je tire profit des échanges et des expériences des autres.

Si vous deviez résumer votre expérience en une phrase ?
C’est une formation pragmatique et riche en expérience.


Badomba OuattaraBadomba Ouattara
Expert diplômé de Master en microfinance et finance inclusive (Frankfurt School of Finance and Management, Allemagne)

Quel a été l'aspect le plus intéressant, le plus surprenant et le plus utile de la formation FAR ?
Permettez-moi de vous tirer mon chapeau et de vous féliciter tous et toutes pour la tenue de cette formation. En effet, malgré le contexte rendu difficile par les effets de la pandémie de COVID-19 vous avez fait de cette deuxième édition (FAR) une réalité et même un franc succès après la première édition tenue en 2019 à Ouagadougou au Burkina Faso.
Je retiens que l’aspect le plus intéressant et le plus surprenant de cette première phase introductive reste la continuité des activités de formation malgré le contexte de la pandémie. Ceci montre que ADA développe et applique toujours un plan de continuité de ses activités, c’est un aspect très important à considérer. Un autre élément à prendre en compte est l’adaptabilité des organisateurs au nouveau contexte en mettant en œuvre une plateforme d’apprentissage collaborative qui comporte toute les commodités, flexibilités, souplesses et contenant des aspects de monitoring des performances de l’apprenant qui fonctionne en temps réel avec des rapports du participant.
Un autre élément à prendre en compte est l’interactivité de la plateforme qui comprend toutes les ressources matériaux et didactiques, comme si l’apprenant était véritablement dans une salle de classe. Cette flexibilité de la plateforme a favorisé des échanges fluctueux, riches et variés entre les apprenants et les formateurs ‘intervenants’ d’une part, et d’autre part entre les participants eux-mêmes.

Comment avez-vous trouvé l'interaction avec les autres participants ?
Personnellement, j’ai trouvé l’interaction avec les autres participants très riche et enrichissante à plusieurs égards. Comme le nom de la plateforme l’indique, c’est vraiment une plateforme interactive et collaborative entre les participants. Cette session a particulièrement mis l’accent sur la collaboration entre les participants pour le partage d’expériences vécues dans les IMF de partout. J’ai remarqué que la plupart des participants étaient soit directeurs généraux, chefs de département, chefs de service ou responsables opérationnels qui ont plein d’expérience pratiques et qui sont motivés à partager leur expérience avec les autres participants. Cela m’a beaucoup marqué car je lis avec intérêt toutes les interventions de participants et les réponses des formateurs.
Au regard de la pertinence de certaines expériences partagées par certains participants et pour tirer meilleur profit de cette première session, moi personnellement je me suis amusé à documenter toutes les expériences pertinences et riches partagées par les uns et les autres afin de consulter ultérieurement et de mettre en œuvre certaines pratiques dans notre institution.

Si vous deviez résumer votre expérience en une phrase ?
La formation en ligne FAR2020 est une véritable plateforme d’apprentissage, collaborative, souple et commode, facile comportant toutes les ressources matériaux et pédagogiques.


Plus d'infos

Plus d'informations relatives au programme sont disponibles via ce lien.

 

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FAR 2019

Lancement du premier programme FAR en français à Ouagadougou

29 octobre 2019

En amont de la SAM 2019 à Ouagadougou s’est tenue la première édition du programme francophone de formation en financement rural et agricole dispensé par ADA et la FAO, à travers le projet CABFIN. Ce programme entendait renforcer la compréhension des enjeux et défis de la finance rurale par les cadres des institutions financières d’Afrique francophone. Durant 2 semaines, 42 participants de 13 pays d’Afrique ont été formés par 15 intervenants experts aux techniques innovantes permettant l’accès aux services financiers pour les acteurs de l’agriculture.