Credart

Objectif du projet
Mettre en place une offre de services financiers et non financiers pour les jeunes entrepreneurs.

Zones d'intervention
Burkina Faso, Togo, Niger, Rwanda

Responsables du projet

Partenaires
RCPB, FUCEC, ASUSU, UFC, Rotary Luxembourg


Quelques chiffres :

4 010 jeunes financés
6 695 emplois créés


Portraits

Jeunes entrepreneurs, l’avenir vous appartient !


L’objectif de notre projet Jeunes Entrepreneurs est la mise en place, avec des IMF partenaires, d’une offre de services financiers (crédit et épargne) et non financiers (formation, éducation financière, conseil en gestion d’entreprise, suivi et accompagnement) adaptée aux besoins de jeunes entrepreneurs souhaitant démarrer ou renforcer leur micro-entreprise.


Mise à jour : juin 2018

Les jeunes : levier de la croissance économique

L’Afrique subsaharienne a connu des taux de croissance relativement élevés ces dernières années, cependant le taux de participation de la population active au marché du travail est, lui, resté stable et inférieur à 70% depuis 1990[1].

Un africain sur deux, âgé de 15 à 24 ans, est encore sans activité professionnelle en 2018, soit près de 100 millions de jeunes sur le continent. Pour les 11 millions de jeunes arrivant chaque année sur le marché du travail africain, les opportunités d’embauche dans des entreprises formelles et informelles sont rares. L’auto-emploi est par conséquent considéré comme l’une des principales sources de création d’emplois pour les années à venir.   

[1]Le taux de participation est la proportion de la population âgée de 15 ans et plus qui est économiquement active : toutes les personnes qui fournissent de la main-d'œuvre pour la production de biens et de services pendant une période déterminée. Source: Organisation internationale du travail, base de données ILOSTAT. Données récupérées en mars 2017.
 

L'initiative « Jeunes Entrepreneurs »

Pour répondre au défi de la création d’emploi pour les jeunes en Afrique Subsaharienne, ADA a progressivement conçu avec 4 institutions de microfinance partenaires (RCBP, ASUSU, FUCEC et dernièrement UFC), une offre de services financiers (crédit et épargne) couplés à des services non-financiers (formation, éducation financière, conseil en gestion d’entreprise, suivi et accompagnement), permettant d’optimiser l’utilisation du financement obtenu. C’est ce que nous appelons l’initiative « Jeunes Entrepreneurs ».

 

Un double objectif économique et social

1. Lutter contre le chômage des jeunes, à travers l’entrepreneuriat, en facilitant l’accès aux produits et services financiers et non-financiers via :
- une formation en éducation financière
- l’octroi d’un crédit à des conditions préférentielles pour démarrer ou renforcer une micro-entreprise
- un suivi personnalisé jusqu’au terme du remboursement du crédit

2. Contribuer à l’évolution des institutions de microfinance partenaires par :
- un accroissement du portefeuille de crédit
- un élargissement de la clientèle
- une amélioration des performances sociales

 

Processus de mise en place du projet « Jeunes entrepreneurs »

La mise en place des services à destination des jeunes entrepreneurs s’articulent autour de 2 phases :

- Phase pilote auprès d’un échantillon des agences de l’institution pour tester dans un premier temps le produit à petite échelle afin d’évaluer sa pertinence auprès de population cible et son impact en termes de jeunes financés et d’emplois créés.

- Phase de diffusion : si la phase pilote s’avère concluante et que l’IMF a acquis la maîtrise nécessaire à la mise en œuvre des services aux jeunes, le processus passe à la phase de diffusion à d’autres agences et éventuellement d’autres secteurs d’activités. 
 
Parcours d'accompagnement d'un jeune entrepreneur par une IMF partenaire (image animée)

Un exemple d'accompagnement

  1. L’IMF prospecte auprès de jeunes ciblés et les convoque à la formation préliminaire
  2. Le jeune assiste à la formation préliminaire sur l’éducation financière, le développement personnel, l’esprit d’entreprise…
  3. L’IMF organise un entretien individuel avec le jeune micro-entrepreneur pour valider l’éligibilité de son projet
  4. 2e session de formation avec le jeune, axée cette fois sur le plan d’affaires, la gestion de caisse…
  5. Le jeune micro-entrepreneur monte son plan d’affaires et rassemble les documents nécessaires pour monter le dossier de demande de crédit
  6. Le jeune dépose son dossier à l’IMF
  7. Son dossier de crédit est monté et analysé par l’agent de crédit de l’IMF
  8. L’IMF approuve sa demande et débloque le financement
  9. L’agent de crédit visite l’activité du jeune pour s’assurer de la bonne utilisation du financement
  10. Suivi du remboursement du micro-crédit par l’agent de crédit et accompagnement par un coach expert dans le métier
  11. Le jeune micro-entrepreneur qui a remboursé son premier crédit peut demander un nouveau crédit pour son activité
     


RCPB au Burkina Faso, première IMF partenaire du projet « Jeunes Entrepreneurs »

Pour faciliter l’insertion dans la vie professionnelle des jeunes au Burkina Faso, ADA  a mis en place fin 2011 un projet pilote intitulé « Créd’art », qui a démarré au sein de l’IMF leader du secteur de la microfinance au Burkina, le RCPB (Réseau des Caisses Populaires du Burkina Faso). Le Créd’art est composé de produits d’épargne et de crédits spécifiques aux besoins des jeunes. Ces produits s’adressent aux jeunes :
- entre 18 et 35 ans ;
- ayant appris un métier ou suivi une formation professionnelle ;
- étant dans le besoin de financement pour démarrer leur projet, ou ;
- ayant déjà démarré leur activité, et nécessitant de l'équipement ou du fonds de roulement.

Ces jeunes entrepreneurs burkinabés financés se consacrent principalement aux métiers de coiffeur, couturier, menuisier, maçon, bijoutier, plombier ou électricien.

Le produit est complété par des formations préalables au financement, notamment sur l’éducation financière et l’esprit d’entreprise.

Résultats du projet pilote
Le projet pilote « Créd'art » a montré des résultats très positifs depuis sa création fin 2011. Après plusieurs années de test et d’évaluation, le RCPB a conclu qu’il s’agissait d’un bon produit d’appel auprès des jeunes, avec un impact social positif.

Entre 2011 et 2014 :
- 1 687 jeunes ont été financés et accompagnés au Burkina Faso pour un volume total atteignant 1 million d’euros ;
- 84% des micro-entreprises financées en 2008-2009 sont toujours en activité 6 ans plus tard ;
- le Créd’art a permis la création d’environ 2 300 emplois entre les micro-entrepreneurs, les apprentis et le personnel engagé ;
- en 2014, le RCPB a décidé de diffuser dans deux nouvelles régions du Burkina Faso le Créd’art et de configurer de nouveaux produits de crédits dits de « transition », permettant aux jeunes financés une première fois par Créd’art d’évoluer progressivement vers les conditions classiques de financement de l’IMF.


Visionnez la vidéo sur le Créd'art, réalisée par la CIF et ADA


 


Réplication de l’initiative « Jeunes Entrepreneurs » au Togo et au Niger

Suite à un processus d’identification et de sélection poussé, 2 nouvelles IMF ont été sélectionnées en 2014 dans deux pays d’Afrique de l’Ouest : ASUSU au Niger et FUCEC au Togo, pour la mise en place d’une phase pilote afin de tester des services financiers et non financiers destinés aux jeunes entrepreneurs s’inspirant de l’expérience Créd’art.

Les premiers crédits ont été octroyés fin 2015 à Lomé ainsi qu’au centre du pays pour la FUCEC au Togo et mi-2016 au Niger principalement dans la ville de Niamey pour ASUSU au Niger.

  • FUCEC au Togo

Résultats et impact du projet
Après 2 ans de phase pilote dans les zones de Lomé, Kpalimé, Anié et Sokodé, les résultats sont satisfaisants et en phase avec les objectifs définis :
- 2 000 jeunes ont reçu une formation en éducation financière et entrepreneuriat ;
- 950 ont été financés pour créer ou renforcer leur entreprise ;
- un volume décaissé de 640 000 € ;
- 95 des jeunes financés en 2016 ont renouvelé en 2e crédit courant 2017 (soit 40% de renouvellement).

L’évaluation mi-parcours réalisée par ADA a permis de démontrer la bonne maîtrise des services par la FUCEC et leur impact positif sur la population cible, traditionnellement exclue par les IMF.  

En janvier 2018, afin de permettre à la FUCEC d’accroître l’impact de cette initiative et d’atteindre le niveau de rentabilité souhaité pour ce produit afin de maintenir cette offre des services aux jeunes de manière durable, ADA a accepté de renouveler son soutien technique et financier à travers un nouveau projet  de diffusion des services aux jeunes entrepreneurs.

  • ASUSU au Niger

Pour des raisons liées au contexte extérieur nigérien et des facteurs internes à l’IMF, ASUSU s’est retrouvée dans une position financière difficile et a été mise sous tutelle par les autorités nigériennes en début d’année 2018.

Cette situation a eu un impact sur la phase pilote dont les résultats sont restés modestes avec environ 200 jeunes entrepreneurs nigériens financés en deux ans. Dans de telles conditions, il a été décidé de mettre un terme à la phase pilote, pour qu’ASUSU puisse se concentrer sur les chantiers prioritaires et redresser sa situation.
 


UFC au Rwanda : 4e IMF partenaire de l'initiative « Jeunes Entrepreneurs »

BUFC au Rwanda

Après le Burkina Faso, le Niger et le Togo, l’initiative « Jeunes Entrepreneurs » a été développée au sein de l’institution de microfinance UFC (Umutanguha Finance Company) pour répondre au défi de l’insertion des jeunes au Rwanda.

ADA et UFC ont donc lancé un projet pilote intitulé « Appui aux jeunes entrepreneurs au Rwanda » en 2016, dont l’objectif consistait à tester une approche pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes artisans, en leur donnant un accès à des services financiers et non financiers adaptés leur permettant de créer leur propre activité ou de la renforcer. Cette approche concernait 5 métiers artisanaux porteurs dans la région : coiffure, couture, mécanique, menuiserie et soudure.

Après 6 mois de conception et de mise en place du produit pilote, appelé Artisan Youth Loan (AYL), puis 12 mois de mise en œuvre dans l’agence de Mahoko au nord du pays, près de 60 jeunes ont été financés et les résultats sont globalement satisfaisants tant en termes de maîtrise des agents UFC et de qualité du portefeuille de crédits que de l’impact sur la population cible.

En avril 2018, ADA et UFC ont décidé de diffuser les services aux jeunes dans l’ensemble de l’IMF, avec pour objectif 3 000 nouveaux jeunes financés et 4 500 emplois créés en 3 ans.
 


Chiffres clés de l'initiative « Jeunes Entrepreneurs » fin 2017
 
 Indicateurs fin 2018 Burkina (RCPB)   Togo (FUCEC)  Niger (ASUSU)  

 Rwanda    (UFC)

Jeunes financés 2 800 950 200 60
Démarrage 25% 31% 55% 80%
Emplois créés 5 500 860 225 110
PAR 30 7% 7% 45% 5%

 

LIRE LES TÉMOIGNAGES DES JEUNES 
 BÉNÉFICIAIRES AU RWANDA

 

Portraits

 


Nos partenaires

Cette histoire a été possible grâce à l’institution de microfinance RCPB, qui a cru en la capacité des jeunes à construire et gérer leur propre micro-entreprise. ADA collabore avec la CIF et le RCPB depuis 2008 pour élaborer et développer le Créd’art au Burkina Faso.

Merci également aux deux IMF ayant rejoint le projet en 2015, FUCEC et ASUSU, qui ont également bénéficié  du soutien de LuxDev.

Enfin, merci à l’UFC au Rwanda, qui nous a rejoint en 2016.

Le projet Jeunes Entrepreneurs bénéficie du soutien du Rotary Luxembourg depuis ses débuts.

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